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le monde de philippe

Alors, mystérieusement, entre en existence cette chose dans laquelle il y de la joie. Krishnamurti

Géronimo

Après quelques temps à baguenauder, je reviens par ici et qu’apprends je ? Le nom de code de l’opération militaire US contre Ben Laden a été Géronimo ? (voir sur Rue 89), un héros en quelque sorte, un résistant du moins…merde. Et remerde, et pour l’avoir vu sur l’eau, en lettres sur le fier multicoque du Kersauzon, çà m’en fout le bourdon. La connerie n’a pas de limites et ceux là mêmes qui se définissent en grands stratèges en sont largement pourvus. Je serais un indien, de l’Amérique du Nord, je me demande comment je prendrais la chose. Du moins je m’en doute. Tant qu’à faire dans le sacrilège, je déplore également la manière. Je n’ai aucune espèce de sympathie pour l’action et l’idéologie dudit  Ben Laden, et je condamne comme tout humain sensible et un peu réfléchit le mal qu’il a propagé mais…, car il y a un mais, ce qui fait la différence entre le monde démocratique et le monde non démocratique, du moins ce qui devrait faire la différence, c’est justement la différence de traitement que l’on accorde à ceux qui vous combattent ou tentent de vous corrompre. Employer les méthodes que l’on récuse par principe, salit et corrompt en retour. L’action qui vise à combattre par la violence et le mépris n’entraînent que ? La violence et le mépris. Ou mieux, cela revient à ériger en cas d’école la question du bac à l’intention des apprentis présidents commandos : comment s’y prendre pour légitimer ce que l’on réprouve : le coup de force et la violence.

Je pense que la justice ne peut triompher que par les armes de la justice et qu’en conséquence, se réjouir de la mort d’un homme, fut il un assassin et un ennemi juré de la liberté, n’est rien d’autre que de se réjouir de la loi du plus fort et de la mort qui seule est victorieuse et que l’emporte en dernier ressort le principe du terroriste tué, à savoir que triomphe donc, la mort au nom de celui, qui le plus fort, prêche sa loi arbitraire en pensant qu’importe l’humanité, 'j'en dispose à ma guise. Cela revient au combat contre la peine de mort, la mort qui n’est pas une peine, mais un mystère, dirait Albert Jacquard, en tout état de cause, la mort infligée à celui qui a tué, est de l’ordre de la vengeance, ce qui n’a rien à voir avec la justice.

Ca tombe bien, aujourd'hui, 10 mai 2011, c'est un peu  aussi, l'anniversaire de l'abolilation de la peine de mort...

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Philippe Maréchal

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monique 12/05/2011 00:57



Franchouillards ou yankees, les ratonnades des uns ne sauraient disculper les autres de leurs excécutions sommaires et triomphantes!


Laissons les comptabilités macabres aux sous-hommes, Blanchemanche !



Blanchemanche 11/05/2011 18:13



C'est vrai, les yankees c'est ouachement moches.....


Ouachement plus moches que les franchouillards dont l'histoire ne s'honore que de faits glorieux dont la purteté et la générosité font l'admiration de l'humanité tout entière....


Tenez, à partir 8 mai 1945, à Sétif où manifestent des algériens qui rêvent d'indépendance et de démocratie, notre valeureuse soldatesque mitraille à tout va.....


Les morts? Des milliers?? Peut-être plus....


Oui, mais proprement mitraillés par de valeureux combattants qui iront ensuite s'illustrer (ah! la Grandeur de la France!) à Madagascar, au Viet-Nam, en Algérie....



monique 11/05/2011 01:46



Oui tout cela a été salement  torché!


Et au passage, un crachat sur la mémoire du guerrier Géronimo !


Du pur travail de yankee !


 



pascale schupp 10/05/2011 19:50



Tout est là, tellement juste et si joliment dit !


Bises,


Pascale



Bourreau fais ton office 10/05/2011 13:25



La différence entre le monde démocratique et celui non démocratique, complètement d'accord. Les USA ont montrés qu'ils sont au dessus de la démocratie : ils sont l'Empire ; et un empire ça peut
se passer de démocratie. Gare à qui les embête, ou c'est une réaction comparable au feu nucléaire ; d'ailleurs ils l'ont fait, ça, le feu nucléaire, ds le passé, pour montrer à quel point ils
sont puissants et impitoyables.


Un procès de Ben Laden aurait permis de faire une bonne purge de tous les secrets de polichinelles et autres casseroles que se trimbalent quelques pays quant au djihadisme international (même si
on aurait eu notre lot d'attentats, de prises d'otages et autres vilenies pour faire libérer le héros, sans parler du running-gag fatiguant de Vergès à la défense). Mais non, les Américains ont
choisi une autre option : la damnation mémorielle. Pas de corps, pas de photo, pas de chocolat. J'en parle sur la crique (spam).


Bon, à part ça, bienvenu à terre, le marin ! dis, tu n'aurais pas croisé Sindbad ? il aurait pu te renseigner sur la véracité ou non de l'immersion de Ben Laden :)