Informez vous et faites passer
Quand le soleil commande, agir peu. René Char
LE MONDE DE PHILIPPE
En ces temps de retour nauséabonds de
questions quémandant leur lots de mauvaises réponses et d’interrogations dictées par les calculs douteux autant que par l’hypocrisie voici que je me suis trouvé assailli par
des sentiments contradictoires autant que rasséréné par la théorie des paradoxes en ce qui concerne le sentiment d’appartenance qui me taraude tant il est contraire à la liberté qui nourrit mes
projets hasardeux. Né sur une petite planète perdue au milieu d’un coin d’une immensité sans mesure j’ai toujours considéré comme nulle et non avenue cette manie de se prétendre fier du hasard
qui m’engendra après la rencontre et une partie de câlins que j’espère torrides un en lieu que je n’ai pas choisi. En bref je suis né et un point c’est tout je n’y suis pour rien.
Assailli donc, hier par des sentiments croisés dus à une vexation subie il y a quelques jours dans ce pays d’exil où j’habite et à ce réflexe qui me fit penser en breton,
c’haouri van dour, le jouet des flots, que n’ai-je l’Océan ou bien la mer d’Iroise pour aller me laver de cet affront et tirer des bords au milieu des cailloux qui dérivent. Hier soir, pleurant
autant le pays d’enfance que l’honneur écorné, je regardais, dans le désir oublieux, Darjeeling Express et je me retrouvai devant l’évidence, j’avais là aussi une partie de moi-même, là aussi où
j’ai déambulé dans les couloirs de ces trains en couleurs, ce sentiment évident que j’en étais aussi de ce pays où l’on dodeline de la tête pour dire oui, putain, Darjeeling Express, j’en ai rêvé
toute la nuit de voyages en train à travers l’Inde, une nuit de bonheur d’un marin breton devenu chef de train enturbanné à respirer par la fenêtre l’air de la nuit à travers
le Rajasthan, c’est là que mon cœur habite aussi...habite aussi à répéter dix fois.
fleurs et tomates