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le monde de philippe

Alors, mystérieusement, entre en existence cette chose dans laquelle il y de la joie. Krishnamurti

"Je", mettons lui 12 pieds au cul

Il a plu. La forêt a mis son pull Jacquard. La montagne s’enrhume et se coiffe des nuages d’automne. C’est la Toussaint. Toussaint pauvre soldat haïtien, perdu dans les geôles froides et humides. Je mélange tout. Vous voyez bien je mélange tout, les consonnes, les voyelles, la météo, l’histoire, la politique et l’économie, mon économie. Mes petits moyens pour comprendre le monde. C’est l’heure de la mélancolie. Cette heure là est à rendez vous fixe sur mon calendrier. Depuis l’enfance elle est présente et s’évanouit pour mieux ressortir comme l’humidité au bas des vieilles bâtisses. Elle orne cette partie de l’année comme les chrysanthèmes tentent d’égayer le sourire des morts. Je pars. Je prends la route et m’en vais une semaine vers l’Est, vu d’ici, le Nord Est. Je laisse cette page après ces mots avec l’envie qu’elle se remplisse seule, avec tout ce qui se passe autour, comme la caméra dans le dos d’un personnage de Lisbonne story de Wim Wenders. Je vous laisse une semaine. Je voudrais revenir en racontant des histoires. Plus de je. Des histoires, parce qu’on ne raconte jamais mieux des histoires que sans je. Tout le reste est jeu de mot. Peu importe mon sentiment, qu’il soit politique ou bien amoureux ou bien philosophique en tous les cas prétentieux et narcissique, bloggesque en quelque sorte. De cet exercice quotidien devait sortir l’envie d’écrire, l’astreinte à l’exercice régulier et...produire. Cette coupure me permet de revenir sur ce but, écrire une histoire, improviser , ce qui n’est rien d’autre que de mettre en scène le réel en s’oubliant enfin, se donner sans détours au profit d’une histoire. Le bonheur d’écrire débarrassé enfin de l’ombre pesante des monstres de la littérature et revendiquer sa part, innocent  comme celui qui prend son droit au soleil, ou bien à la pluie. « Je » vous embrasse.

Alexandrin Dodécasyllabe Fils de Modeste et Pompon

I

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À propos

Philippe Maréchal

citoyen du monde
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mobensim 27/10/2009 15:19


Partir pour oublier le "je" c'est bien!
Revenir avec des histoires dans sa besace : c'est mieux.
Ne pas oublier que parfois le je tue le nous...
Ne pas trop s'oublier non plus.

Attends ton retour avec impatience.
flash mob' ( de passage éclair sur ton écritoire)


yola 26/10/2009 18:49


Ecrire comme on prend le soleil, la pluie, comme on prend le temps qu'on est, belle perspective…


Gwendal 25/10/2009 11:07


Moi, avec un temps pareil, j'irais bien aux champignons... M'enfin, j'espère que tu nous reviens drap bien vite avec ces fameuses histoires. Tu m'en mets l'eau à la bouche par avance tu sais ?
La bise


Valere 25/10/2009 00:54


Mais tu vas oùùùùùùùùùù????


LCFR 24/10/2009 21:35


amuse-toi bien! et reviens-nous avec " l'histoire "
celle qui veut s'écrire sous tes doigts .
et dont tu nous livre chaque fois un petit bout, de-ci de-là !