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le monde de philippe

Alors, mystérieusement, entre en existence cette chose dans laquelle il y de la joie. Krishnamurti

Jour de grève, jour de fête

02144433.jpg«  On fumait des gauloises bleues, qu’on coupait souvent en deux…lalala…les beaux jours… » Cette chanson m’est revenue ce matin en écoutant le son de la grève dans le poste de radio. C’est jour de grève. C’est jour de réflexion. Trente ans que les richesses issues des transactions financières et de l’économie virtuelle collée à la richesse produite comme la raie Mora sous le  ventre de jean Louis le requin en bleu de travail, trente ans donc que d’une manière déraisonnable ces richesses sont à destination des plus riches…

 

Une chanson d’Yves Simon, et c’est un brin d’adolescence qui remonte, un son revenu des profondeurs, celui où gisent les pavés de l’enfance, ceux qui volaient dans les pétarades, dans une chanson de Jean Yann, ou bien au quartier latin, ceux qui s’écartaient en laissant pousser un brin d’herbe, la belle ingénue qui s’éclate en pleine rue, sans complexe et sans peur, comme la fille aux seins nus portant l’étendard au dessus des barricades.

 

Les beaux jours reviendront quand les gens en auront marre qu’on leur serre la ceinture eux qui n’ont plus de pantalon. Les beaux jours reviendront avec le temps des cerises quand tous se rendront compte hébétés qu’il est plus que temps que l’économie élevée récemment sur l’Olympe, doit redescendre et délaisser  les escrocs déguisés en vestales ou pythies ou prêtresses, qu’elle se doit d’être au service des humains et non pas l’inverse.

 

Le monde n’a jamais été aussi riche et jamais aussi injuste, même l’image du Moyen Age, où le châtelain faisait verser par-dessus les remparts, les déchets de cuisine à destination des gueux est une aimable plaisanterie à côté des fortunes et destructions engagées pour nourrir les cochons, poulets, bœufs, qui donneront de la mauvaise viande, plutôt que de s’atteler à nourrir directement les gosses qui partout souffrent de la faim.

 

Jour de grève, jour de réflexion, quelque soit le motif, retraite, ou spoliation, salaires de misère et insultes des bénéfices outranciers,  emploi ou bien travail, économie au service des plus démunis ou bien démesure à l’évidence pour les anges noirs des paradis fiscaux…

 

« On fumait des gauloises bleues, qu’on coupait souvent en deux, lalalal…les beaux jours… » elle revenue dans mon oreille, la ritournelle, elle m’ a donné la chair de poule, la belle chanson, qui donne au tabac brun, l’odeur de la poudre et le parfum des roses comme savait le faire Yves Simon.

 

   

 

 

 

 

 

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Philippe Maréchal

citoyen du monde
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Yola 29/05/2010 15:54



La grève une vieille arme, un peu usée, parfois à double tranchant, mais quelquefois encore bien utile pour faire valoir ses droits… en attendant si ce n'est la révolution au moins un coup
d'arrêt à ces mécanismes économique et politique complètement fous et inhumains.



mobensim 29/05/2010 02:50



Une autre manière de faire un pied de nez au système mafieux...c'est "Vide ta banque" voir sur FB ...on retire tous son argent de la banque le même jour et on ne le remet que quand on veut ...Et
moi, qui n'aurais preque rien à retirer, je me retirerai moi, de la machine à bouffer du blé, en ne dépensant pas un seul centime ce jour là, juste pour, symboliquement, arrêter le flux...le jour
choisi, c'est le 10 juin...


En ce moment...


Trois jours de Mozart non stop , à chanter à pleine voix avec des Bavarois très inspirés et chaleureux... je retrouve le goût des gauloises bleues et pendant que d'autres battent le pavé...moi,
je prends des forces..pour demain...



LCFR 28/05/2010 18:55



tout est légèrement dit . La crise, le drame et le ... dés-espoir.


Oui, nous sommes à peu près tous des dominés si bien manipulés au bénéfice de quelques uns .Et pour ceux qui en ont conscience, la grève , si bel outil du siècle passé, paraît aujourd'hui un
outil usé , peu efficace .                        


Car ceux qui la font (la grève ) sont ceux qui la paient en heures de travail retenues , et ceux qui en patissent ne sont pas ceux qui sont ciblés .


Nos petites cellules grises ne sauraient-elles inventer d'autres outils ?


Game open.



Grégoire 27/05/2010 16:16



La Grève... Celle avec le grand G, celle à laquelle des millions voire des milliards de gens ont rêvé et pour laquelle certain sont morts... Celle qui change le monde, celle qui amènera le
bonheur en se changeant en Révolution. Mais on n'y est pas, on se bat pour de l'argent alors que c'est l'argent qui nous met dans la merde... La dialectique de la révolution et du réformisme :
peut-on sacrifier le bonheur immédiat des gens sur l'autel de la révolution, de l'utopie future ?