Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

le monde de philippe

Alors, mystérieusement, entre en existence cette chose dans laquelle il y de la joie. Krishnamurti

La chronique d'André Blanchemanche

"Les sept vies des chats d'Athènes" de Takis THEDOROPOULOS (Sabine Wespieser). A défaut de pouvoir disposer de "L'invention de la Venus de Milo", (toujours absente des rayonnages de la médiathèque Emile Zola), le Lecteur a opté pour "Les sept vies des chats d'Athènes". Il n'a pas à le regretter. L'humour du romancier grec l'a souvent mis en joie. Thedoropoulos narre l'histoire de la résistance d'un groupe de dames respectables et de leur gourou contre l'arbitraire des autorités d'Athènes qui, à la veille des jeux olympiques de 2004, prétendent exterminer la population féline Puis il conclut cette histoire par de drolatiques biographies, celles des chats philosophes.

Le Lecteur accorde ici, et de manière arbitraire, une place privilégiée à Platon: "De plus, on rapporte que c'est Platon lui-même qui aurait élaboré la manière dont son âme devait franchir les siècles - comme tous les génies, il avait une confiance limitée dans le critère esthétique des générations futures. Il s'agissait d'un système de mathématique fort élaboré, qui lui permettait de multiplier les sept âmes par un genre algorithme afin d'obtenir un nombre guère éloigné de l'infini. Le même chiffre correspondait à la courbe exacte - moyennant une rectification de l'ordre d'une infime décimale - que décrit le chat en mouvement. De sorte que le philosophe, en répétant ce mouvement, était en mesure de se déplacer à travers l'espace et le temps...."

 

 

"Spirale de l'artillerie" de Ignacio PADILLA (Gallimard). L'ultime phase de la décomposition du système soviétique vue de très loin (de trop loin?) par un écrivain mexicain. Ultime phase romancée à la va comme je te pousse.

 

 

"La course au mouton sauvage" de Haruki MURAKAMI (Seuil). Le Lecteur l'admet: ce roman-là se parcourt sans aucun déplaisir. Pris au jeu d'une (en)quête quelque peu fantastique, il est allé de case en case, au gré des volontés ou des fantaisies de l'Auteur. A saute-mouton, en quelque sorte. Afin de comprendre pourquoi le vieux facho milliardaire crevait d'un cancer pour cause de désertion d'un ovin. Alerte, drôle, hilarant parfois, le roman n'est toutefois pas, aux yeux du Lecteur, l'œuvre géniale que deux ou trois idolâtres lui avaient recommandée.

 

 

"Le cerveau de Kennedy" de Henning MANKELL (Seuil). Un polar à la mode scandinave? Peut-être? Le Lecteur est trop ignorant de cette mode pour exprimer ici une opinion. Mais ce récit si dense, si âpre, sur la quête d'une mère qui cherche à comprendre les causes de la mort de son fils unique, ce récit l'a bouleversé. En raison de la trame dramatique, bien évidemment. Mais plus encore dans la véhémence contenue dont use Henning Mankell pour dénoncer la brutalité et le cynisme des occidentaux dans leurs relations avec l'Afrique. Avec, en toile de fond, mais si omniprésent, le Sida. Et ces prétendues politiques "humanitaires" qui ont aidé à fabriquer, entre autres, la légende d'un individu désormais vendu à la cause sarkozyste. Pour le reste, et puisqu'il s'agit d'un polar, rien d'autre, une fois encore, ne sera dévoilé ici.

 

 

"Les saisons de la solitude" de Joseph BOYDEN (Albin Michel). Comme un retour vers l'enfance. Du moins pour le Lecteur qu'exaltèrent, il y a bien longtemps, les romans de London, de Curwood, de Cooper. Le Grand Nord Canadien. Indiens et trappeurs. Un monde d'aujourd'hui qui est celui dans lequel Boyden fait évoluer ses personnages. Dans un récit à deux voix: celle du vieil oncle englué dans un coma apparemment irréversible et celle de sa nièce qui affronte, elle, ce que la "civilisation" génère de pire. Entre ce qui fut et ce qu'il advient, au rythme des saisons, dont cet hiver si long. Avec ce que la "civilisation" concède: l'alcool et les autres drogues. La fin d'un monde, celui de sociétés inadaptables aux contingences de la modernité? Pas si sûr. C'est du moins ce que suggère Boyden au terme des aventures conjointes de l'oncle et de sa nièce. Ce qu'il faut prendre le temps de découvrir tout au long de la lecture de ce roman foisonnant. Qui renvoie aux grands classiques évoqués ci-dessus, mais aussi aux contemporains dont le Lecteur fait d'ordinaire ses délices: Harrison,  Bass, Banks.....

 

Retour à l'accueil

Partager cet article

Repost 0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

À propos

Philippe Maréchal

citoyen du monde
Voir le profil de Philippe Maréchal sur le portail Overblog

Commenter cet article

mobensim 25/11/2009 02:04


Et moi qui ne suis pas trop liseuse, je goûte aux livres de Blanchemanche comme on trempe ses lèvres dans le verre, même si l'on n'a pas soif...et on garde le goût et le fumet un petit moment dans
sa bouche...
Si je trempe mes lèvres dans ton verre, il paraît que je devine tes pensées..
Il paraît...
J'aime aussi venir respirer tous les jours une petite gorgée de Philippe.


Philippe 24/11/2009 09:55


oui j'ai déjà remarqué çà Mob, mais bon j'aime les chroniques d'André et et si je pouvais je vous ferais bien un prtrit d'André...c'est gars bien, un personnage que je filmerais bien dans ses
luttes du quotidien. Il est très sérieux et à la limite atrabilaire, mais du bon côté de la limite, l'attendrissante et celle qui aussi vous donne envie de les franchir toutes les limites...celle
de l'ennervement face à tout ceux qui veulent nous enconnarder...donc André j'y reste fidèle et puis je t'embrase parce que çà me fait du bien de te savoir là.


mobensim 24/11/2009 01:33


Tu remarqueras qu epersonnen elit à part toi , Philippe..
Jamais aucun commentaire dans cette rubrique.
Mais je transmets le stiens à ma copine bibliothécaire qui en fait bon usage !!
Des bises plein.