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le monde de philippe

Alors, mystérieusement, entre en existence cette chose dans laquelle il y de la joie. Krishnamurti

La chronique d'André Blanchemanche

15160839.jpgIci-Bas" de Bruno Nassim ABOUDRAR (Gallimard). Un exercice littéraire plus qu'un roman. Tel est du moins le sentiment du Lecteur qui resta, tout au long des 399 pages, à la marge du propos de l'Auteur. Même si la juxtaposition de quelques destinées, au cours du 20° siècle, est d'ordinaire de nature à éveiller sa curiosité. Même si la confrontation et le métissage des cultures appartiennent au domaine de ses préoccupations. Le Lecteur ne tient pas grief à l'Auteur de son désenchantement (et non de son indifférence). Certaines rencontres littéraires, à l'âge qui est désormais le sien, relèvent parfois du superflu.

 

 

"Traques" de Frédérique CLEMENCON (L'Olivier). Quatre personnages se refusent à se laisser enfermer dans les normes que la société s'évertue à leur imposer. Afin de survivre. A travers des actes apparemment anodins. Dans l'expression de leur refus de la soumission qui se conjugue parfois à une pernicieuse résignation. Mais pour le Lecteur, le côté plutôt subversif du roman s'étiole derrière l'écran d'une écriture sans aspérités, d'une écriture conforme à des normes héritées, chez Frédérique Clémençon, d'un (trop long?) séjour aux Editions de Minuit.

 

 

"Julius Winsome" de Gerard DONOVAN (Seuil). Les grands espaces du Nord des Etats-Unis (en l'occurrence, l'état du Maine). Un homme qui a choisi la solitude. Dans un environnement d'autres solitudes librement consenties. Au cœur d'un pays de traditions. Dont la chasse en constitue le dénominateur commun. Sauf pour Julius Winsome. Mais qui, après qu'il eût recueilli son chien agonisant, va se lancer dans la quête d'une pureté absolue à travers la répétition d'actes rédempteurs. Ce roman américain d'un écrivain irlandais s'inscrit parmi les plus fastueuses de ses découvertes littéraires de l'an 2009.

 

 

"Hors champ" de Sylvie GERMAIN (Albin Michel). Comme un prolongement au conte fantastique de Von Chamisso ("Peter Schlemilh"). L'histoire de l'homme qui va finir par tout perdre, jusqu'à son ombre, jusqu'à ses apparences. Si le roman a parfois amusé le Lecteur, il ne l'a jamais vraiment convaincu.

 

 

"Le roman de l'été" de Nicolas FARGUES (P.O.L.). Il serait imprudent de trop tarder à lire ce roman. Qui se définit comme œuvre de saison. Mais qui, surtout, use de référents dont il sera sans aucun doute difficile de se souvenir dans deux ou trois ans. Ceci précisé, le Lecteur ose prétendre qu'il a savouré sans aucune retenue un tableau à la fois drôle, cruel et pertinent d'une société française qui additionne ses identités plus qu'elle ne les amalgame. Quelques portraits au vitriol de personnages dont les identités réelles transparaissent derrière la caricature apportent la touche de piment qui rehausse le goût de la satyre.

 

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Philippe Maréchal

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