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le monde de philippe

Alors, mystérieusement, entre en existence cette chose dans laquelle il y de la joie. Krishnamurti

La chronique d'André Blanchemanche

Aujourd'hui, André porte un poil bougon...

 

 

"San'kia" de Zakhar PRILEPINE (Actes Sud).La Russie éternellement désespérée? L'atmosphère du roman le laisse penser. Désespérée parce que sans avenir et qui peine à se défaire de sept décennies de communisme. "Le peuple a cessé d'être l'incarnation de l'esprit (russe) et, donc, n'est plus capable de quoi que ce soit..." Il n'existe aucune alternative sauf, éventuellement, celle du suicide collectif. Du moins pour ceux qui s'opposent au pouvoir, sans toutefois être en mesure d'esquisser et donc de proposer un autre modèle. L'éclairage sur la société russe contemporaine est tout bonnement terrifiant. Correspond-il à la réalité ou ne traduit-il que le malaise personnel de Prilepine (qui participa aux deux guerres de Tchétchénie). Le Lecteur reste dubitatif. Encore qu'il reconnaisse que le matériau littéraire n'acquiert du sens que s'il parvient à inclure quelques-uns des reflets de la réalité.

 

 

"Sept ans" de Peter STAMM (Bourgois). Voilà un roman de Peter Stamm qui laissa le Lecteur de marbre. Indifférent. Pas concerné, sauf dans les quelques et trop rares pages où les deux principaux protagonistes évoquent leur métier (architecte, pour ne rien dissimuler). Une histoire pour midinettes, sans véritable saveur. Le beau jeune homme et la belle jeune fille qui formeront ce qu'il est convenu d'appeler un beau couple. Le laideron polonais dont ne s'éprendra pas le beau jeune homme, mais à laquelle il fera un enfant. Un enfant qui deviendra celui du beau couple et que le laideron polonais nre cessera pas de parcourir son chemin de croix. Ni couronne d'épines ni flagellation. Le beau couple se délitera. "Bien mal acquis ne profite jamais."

 

"Choir" de Eric CHEVILLARD (Editions de Minuit). Le Lecteur a chu. Après avoir parcouru les premières pages. Sur le cul. Ce roman n'est de toute évidence pas parole d'Evangile.

 

 

"Les petits de la guenon" de Boubacar Boris DIOP (Philippe Rey). Roman chaotique. Qui renvoie au chaos originel. L'art du conteur n'est en aucun contestable. Mais les finalités du projet n'ont pas convaincu le Lecteur. A peine séduit par la musicalité du langage.

 

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Philippe Maréchal

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