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le monde de philippe

Alors, mystérieusement, entre en existence cette chose dans laquelle il y de la joie. Krishnamurti

La chronique d'André Blanchemanche

 

 

"Le cercle des cendres" de Balthasar THOMASS (Philippe Rey). Ce roman s'ouvre sur une histoire à la Pasolini. Une famille allemande aux apparences trompeuses, une famille confortablement installée en Bavière. Le père, la mère et le fils. Lorsque survient l'Ange Noir, un ange qui porte en lui les traces de la tragédie allemande à travers son propre père qui fréquenta les nazis. Le roman manque de souffle. Le roman oscille entre la tentation pasolinienne et l'immersion dans la tragédie. Du bout de la plume. Ce que le Lecteur trouve fort dommageable.

 

 

"Paola" de Vita SACKVILLE-WEST (Autrement). Autrement a eu l'excellente idée de publier cette stupéfiante nouvelle (intégrée à un recueil paru en 1932) et qui présente l'avantage de sortir de l'anonymat, dans les limites de l'hexagone franchouillard, une sulfureuse écrivaine britannique. "Paola", c'est le récit des trois journées qui suivent le décès d'un patriarche. Trois journées au cours desquelles se rassemblent dans une sorte de bout du monde les quelques membres de la famille. Alors que la maison est passée sous la coupe de Paola, fille de la seconde épouse (d'origine italienne) du patriarche. Le jour même des obsèques, le notaire dévoile le nom à du bénéficiaire de l'héritage. Ce récit tellurique a tenu le Lecteur en haleine jusqu'à son ultime phrase.

 

 

"Les chaussures italiennes" de Hennig MENKELL (Seuil). Le Lecteur s'est laissé porter par le récit. L'histoire de l'homme reclus sur une île de la Baltique. Un solitaire que trois femmes contraignent à renouer non seulement avec son passé, mais aussi avec la société qu'il a fuit. Alors que l'âge (la bonne soixantaine) l'englue dans une forme de renoncement. Alors que s'esquissent les prémices de maux irrévocables. Un plutôt beau roman, écrit au rythme de celui qui marche, qui prend le temps de respirer et dont le regard observe avec beaucoup d'acuité son plus proche environnement. Un roman qui traite avec retenue et pudeur de la vie et de la mort.

 

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Philippe Maréchal

citoyen du monde
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