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le monde de philippe

Alors, mystérieusement, entre en existence cette chose dans laquelle il y de la joie. Krishnamurti

La chronique d'André Blanchemanche

 

"Le coeur glacé" de Almudena GRANDES (JC Lattès).Voilà bien une oeuvre particulièrement ambitieuse: placer au centre d'une fresque monumentale la guerre que le fascisme mena en Espagne contre la République et y greffer ses douloureuses séquelles bien au-delà du temps dévolu à cette guerre.

D'emblée, le Lecteur indique ce qui lui pesa dans son long et patient cheminement: le parti pris par l'auteure d'enclore chacun des principaux personnages dans une approche psychologique qui l'a privé d'une partie de son libre arbitre et de sa faculté de donner libre cours à son imagination.

Ceci énoncé, chapeau! La fresque est une totale réussite. Abordée dans sa globalité, elle se situe au niveau des oeuvres les plus conséquentes parmi celles qui ont utilisé le matériau historique pour lui donner souffle et consistance. Le Lecteur ne hasardera toutefois pas de comparaison(s). "Le coeur glacé" est en effet une oeuvre dont la modernité lui confère une spécificité et une originalité en tout point remarquables, peut-être même exceptionnelles.    

 

 

"Le siècle des nuages" de Philippe FOREST (Gallimard). Le Lecteur a raté ses décollages. Bien qu'il eût été accompagné par les plus grands noms de l'histoire de l'aviation. Et bien qu'il ait été, en ses vertes années, un fervent passionné non seulement de Saint Exupéry, mais aussi de Mermoz ou de Nungesser.

 

 

"Je ne t'ai pas vu hier dans Babylone"de Antonio Lobo ANTUNES(Bourgois).Une longue nuit. La succession des monologues qui débute par celui d'Ana Emilia. Qui se raconte. Qui se racontera. Elle, mais aussi les autres. Entre passé et présent. Qui s'entremêlent. Qui restituent des vies et leurs mouvements chaotiques. Avec la mort en toile de fond,omniprésente. Avec les infinies souffrances qui jalonnent des existences brisées.

Antonio Lobo Antunes maîtrise l'art de la polyphonie littéraire. Une polyphonie à laquelle l'oreille est contrainte de s'adapter, tant elle bouscule les schémas traditionnels, les partitions convenues. C'est alors, et alors seulement, que le Lecteur peut atteindre au tragique tel qu'il transparaît dans chacune des existences révélées au fil de chacun des récits.

 

 

"Le jeu de l'ange" de Carlos Ruiz ZAFON (Robert Laffont). Roman habile et roublard qui attend, c'est plus que probable, son adaptation cinématographique.

 

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Philippe Maréchal

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