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le monde de philippe

Alors, mystérieusement, entre en existence cette chose dans laquelle il y de la joie. Krishnamurti

La chronique d'André Blanchemanche

"La passerelle" de Lorrie MOORE (L'Olivier).Le rêve désenchanté qui vire de temps à autre au cauchemar. Une Amérique en proie au doute. Une Amérique qui se reflète dans le regard d'une femme de vingt ans. Etudiante. Qui joint les deux bouts en exerçant de petits boulots. Dont celui de baby-sitter. Au service d'une famille qui vient d'adopter une petite fille. Laquelle adoptée se singularise en n'étant pas blanche.

D'origine rurale, Tassie, l'étudiante, peine à trouver ses repères aussi bien auprès de ses employeurs que du milieu universitaire. Mais c'est tout de même vers elle que se tourne son jeune frère. Un jeune frère privé d'avenir et qui n'a donc d'autre perspective que de s'engager avant que de gagner les théâtres des combats familiers à l'armée américaine. Roman attachant, roman des tentatives de la survie, mais roman en demi-teinte qui n'a su s'attirer les faveurs du Lecteur.

 

 

"Pendant le reste du voyage, j'ai tiré sur les indiens" de Fabio GEDA (Gaïa). De Turin à Madrid, via Berlin, les errances d'un adolescent roumain. Privé d'un père que la flicaille italienne a réexpédié à Bucarest. A la recherche d'un grand-père (improbable?), comédien qui sillonne l'Europe en présentant un spectacle iconoclaste. Au bout du compte, un romain plein de charme, de (fausse?) candeur. Un roman tout plein de vibrations et qui déborde d'une fraternité dont nos sociétés sont aujourd'hui si avares. Un roman qui dénonce l'intolérance. Un roman qui fait chaud au coeur.

 

 

"Nagasaki" de Eric FAYE (Stock). Le Lecteur aime la littérature d'Eric Faye. Il a donc apprécié "Nagasaki", un court roman qui relate la non rencontre, dans la cité nippone, d'un homme et d'une femme. Un homme solitaire, à la vie tranquille de celui qui n'ambitionne rien. Une femme à la dérive qui trouve refuge dans un recoin de l'appartement qu'occupe l'homme. Une femme fantôme. Qui le demeure jusqu'au jour où grâce à la "technologie", l'homme découvre enfin la présence incongrue d'une étrangère dans un chez soi qui n'est déjà plus le sien. Un beau roman sur les solitudes qui ne se partagent pas, dans un monde où l'on ne se parle pas.

 

 

"L'homme qui m'a donné la vie" de Virginia BART (Buchet-Chastel). Fable oedipienne. Qui a peut-être abouti, pour l'auteure, à une analyse "utile". Mais un roman qui n'a pas convaincu le Lecteur. Malgré ou en dépit des quelques instants de vibrations qui lui confèrent un peu de couleurs. L'ensemble s'installe dans un grisé tellement prévisible qu'il en devient vite lassant. 

 

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Philippe Maréchal

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