Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

le monde de philippe

Alors, mystérieusement, entre en existence cette chose dans laquelle il y de la joie. Krishnamurti

La chronique d'André Blanchemanche

"La belle amour humaine" de Lyonel TROUILLOT (Actes Sud). "... la terre qui t'appartient, c'est celle où tu plantes tes rêves. Celle que tu aimerais léguer à tes enfants." Lyonel Trouillot a planté ses rêves en Haïti. Et chacun de ses romans, chacun de ses recueils entraîne le Lecteur à la découverte des multiples réalités de l'Île. Loin des parcours touristiques, mais si loin aussi des clichés véhiculés par les "humanitaires". Une terre d'hommes, de femmes, d'enfants arrimés à la vie. Dans cette "belle amour humaine", Lyonel Trouillot narre la rencontre de celui qui est né et qui vit en Haïti et de celle qui, bien que née d'un père haïtien, découvre la terre de ses ancêtres. Une rencontre? A dire vrai, deux monologues qui se complètent et s'éclairent mutuellement. L'enchevêtrement des mots de celui qui porte la mémoire, une mémoire fluctuante et fragmentée. La précision et la concision de celle qui n'est point venue sur l'Île pour y retrouver de prétendues racines. Le reste ne se raconte pas. Le Lecteur fut comme emporté par la somptuosité du Verbe tout autant qu'interpellé par les questions que posent Lyonel Trouillot, des questions qui touchent à l'essentiel, indépendance, démocratie, liberté.

 

 

"La belle étoile" de Jean VEDRINES (Fayard). Sans doute un rendez-vous manqué. Tant le Lecteur est proche de ce qui constitue la trame de ce roman: la place prise par des immigrés italiens, au lendemain de la seconde guerre mondiale, dans la société française. Place économique, puisque ces immigrés participèrent à la remise en marche de la machinerie industrielle. Mais aussi place politique, puisque ces immigrés (ceux du roman) avaient auparavant participé à la résistance anti-fasciste et milité au sein du parti communiste italien. Malgré cela, malgré tout l'intérêt que le Lecteur porte à ce moment de l'histoire et à ce que fut l'apport de l'immigration italienne dans la vie politique française, il est resté trop souvent à la marge du récit. Comme si l'insupportait la narration assumée par le fils du militant, un adolescent fasciné par ce que fut le père et qui, lui aussi, rêve de révolution.

 

 

"Léa" de Pascal Mercier (Maren Sell). Il est désormais évident que le Lecteur rencontre un problème avec Pascal Mercier. Puisqu'il n'est jamais descendu du train pour Lisbonne. Une remarque qu'il formula peut-être d'une autre manière au terme de sa lecture de "L'accordeur de pianos" et qu'il confirme aujourd'hui après avoir refermé "Léa". Il est bien vrai que le Lecteur attend désormais beaucoup trop de Pascal Mercier. Ce qui fausse son approche des nouveaux textes, des nouveaux romans. Ce qui dévoie son jugement.

 

 

 

 

Retour à l'accueil

Partager cet article

Repost 0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

À propos

Philippe Maréchal

citoyen du monde
Voir le profil de Philippe Maréchal sur le portail Overblog

Commenter cet article