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le monde de philippe

Alors, mystérieusement, entre en existence cette chose dans laquelle il y de la joie. Krishnamurti

La chronique littéraire d'André Blanchemanche

"Le sari vert" de Ananda DEVI (Gallimard). Première rencontre avec cette écrivaine. Un choc. Dont le Lecteur se remet lentement. Non que le récit de l'agonie d'un vieil homme lui ait été insupportable. Après tout, la mort n'est rien d'autre que l'ultime rendez-vous. Ce qui confère tant de force et de véhémence au récit, c'est la confrontation entre cet ancien patricien et deux femmes: sa fille et sa petite fille. Une confrontation qui met à nu le système patriarcal dont il serait trop rassurant d'assurer qu'il ne concerne que la société d'un minuscule territoire de l'Océan Indien, l'Île Maurice. Le pouvoir du mâle. Les violences subies par les femmes. En particulier, celle dont le fantôme hante le récit: l'épouse, mère et grand-mère des deux autres protagonistes.

 

 

 

"Le journal intime de Benjamin Lorca" d’Arnaud CATHRINE (Verticales). La mort de l'écrivain. Qui a laissé dans la mémoire d'une machinerie informatique son journal intime. Quatre de ses proches vont, à rebrousse temps, aborder à ce journal. Chacune et chacun se posant la question: ai-je ou non le droit de transgresser la volonté du défunt qui exigea que ce texte fut détruit? L'exercice n'atteint pas à l'aboutissement. Du moins aux yeux du Lecteur Comme si Arnaud Cathrine s'était refusé à transgresser certaines règles imposées par la société éditoriale.

 

 

"Comment j'ai trouvé du boulot" de Jim NISBET (Rivages). Polar autour de thèmes très tendance; la musique et la drogue. Un guitariste sans talent, mais apparemment propre sur lui. Un encyclopédiste des substances illicites. Une fourgueuse de came. Un pervers. Le récit traîne, s'enlise. Sans notes de musique discordantes.

 

 

"Paris-Brest" de Tanguy VIEL (Editions de Minuit). Le lecteur a savouré une cuillerée du gâteau: celle dans laquelle l'auteur moque le Languedoc-Roussillon et la désuète station balnéaire de Palavas-les-Flots. Pour tout le reste, le produit est aisément identifiable: il porte le sceau d'un pâtissier qui n'a plus goût à user des arômes les plus subtiles.

 

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Philippe Maréchal

citoyen du monde
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