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le monde de philippe

Alors, mystérieusement, entre en existence cette chose dans laquelle il y de la joie. Krishnamurti

La planète des portes manteaux

La bande son d’ « Il était une fois dans l’ouest » joue et tu vas lire les nouvelles, où tu veux.

L’indien qui pleure parce qu’on va construire un barrage au cœur de l’Amazonie, le gamin torturé par les sbires de Bachar el Hassad,  les salaires des grands patrons qui s’envolent, un bateau plein de saloperies qui tente de se poser quelque part où l’on est pas trop regardant sur l’environnement et les conditions de travail, les centrales nucléaires grâce auxquelles on a élaboré un nouveau concept économique, privatiser les profits et mutualiser les pertes. Il était une fois une planète à l’ouest…..

 

Un petit garçon s’est pendu au porte manteau. Cela m’a ému. J’ai  passé beaucoup de temps dans les couloirs des écoles, entre les portes manteaux. C’était facile, il suffisait d’être un peu plus rêveur ou remuant que les autres, un peu dissipé quoi, d’avoir l’outrecuidance d’une envie de pipi inopinée ou bien que sais-je, une récitation mal apprise, ou bien encore mille raisons d’être expulsé et d’errer dans les couloirs, ravalé au rangs des anoraks et autres petits manteaux, rangé au rayon des accessoires. On apprend beaucoup de vocabulaire à l’école. C’est là que j’ai appris le mot « exclu », et puis, « dernier » et puis « différent » et puis le concept, «  intelligent mais paresseux ». Enfin, on apprend beaucoup de choses, à réfléchir dans les couloirs, entre autre, c’est qu’il existe des couloirs, ces choses qui permettent d’errer d’un endroit à l’autre, celui d’où l’on vient d’être expulsé vers ceux dont l’entrée vous est  interdite, exceptée celle du directeur, si l’on est convié.

Un petit garçon s’est pendu au porte manteau. Cela m’a ému. J’ai passé beaucoup de temps dans les couloirs des écoles, entre les portes manteaux.

 

Vais écouter Moriaty moi, tiens.

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À propos

Philippe Maréchal

citoyen du monde
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phiver 09/06/2011 23:13



cher philippe, moi aussi j'étais le premier...au couloir! et même en colle ! de diou ca rigolait moins avec la sacrosainte discipline et c'est ton méssage qui m'a ému!


dpuis je n'ai plus été premier en couloir tellement j'ai pris la poudre d'escampette.. toujours dehors!


 


pauvre garçon! mourir à l'école! ca me serre la gorge!


et vive la reparation de mon ordi plus de mal que je ne pensais



mathilde 08/06/2011 12:17



La musique qui defile ce matin en lecture aléatoire passe eric satie au moment de ma lecture de ce post, m'a rappelé moi aussi les portes manteaux des couloirs de l'ecole saint pierre sur
lesquels je me suis cognée pour avoir trop bavardé ou avoir été dans la lune, et le sentiment de l'exclu, du gentil impuissant, de la pure innocence devant la violence insupportable de l'enfance,
passage/rituel obligatoire?



Yola 02/06/2011 17:57



C'est dramatique, en effet. En grandissant, on apprend à trouver les couloirs «de traverse» pour faire quand même son chemin. L'école ne lui en a pas laissé le temps à ce gamin-là.


Je suis allée vérifier sur mon blog, ça a l'air de fonctionner. Peux-tu y accéser à nouveau?



monique 02/06/2011 16:16



Cette hsitoire m'a émue aussi.


J'attends de savoir s'il s'est pendu ou si on l'a pendu en accrochant le col de sa veste au porte manteau, comme je l'ai vu faire une fois dans une école..pour empêcher le gamin d'errer,
justement !!!!


A noter aussi qu'il est interdit par les instructions officielles depuis 20 ans de laisser un enfant sans surveillance !!!