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Dessin de Valère

Elle était longue cette commémoration sur ma radio. Toutes les radios du service publique étaient réunies en un programme unique pour fêter la chute du mur de Berlin il y a vingt ans. Celà donnait du relief à ce constat que j’avais déjà fait, Inter n’a plus grand-chose à dire. Aussi était ce pénible d’entendre sa pub sur France Q, aussi fut il pénible d’entendre également parmi ses invités le matin, Bhl. Passons là ce moment, il m’en reste le sentiment que tout cela n’était pas sans arrières pensées. Bien sûr je me réjouis que ce mur là fut défait. Pas plus qu’un autre mur, il n’était admissible et le régime qu’il défendait était ignoble. Cependant, sa chute n’était pas seulement le symbole de celle du communisme  mais aussi à mon sens celui de la victoire d’un peuple qui allait conquérir sa liberté, après la guerre et le nazisme et après le communisme. Beaucoup trop de blabla sur la présence ou non ou bien contestée de ce fameux 9 novembre de Nicolas Sarkozy et pas assez à mon gout sur toutes ces assemblées dans le églises, seuls lieux pratiquement d'organisation possible pour les manifestants qui ont préparé comme autant de coups de butoir la chute du mur. Le dominante accentuée était la victoire du libéralisme sur le communisme sans jamais souligner qu’elle était avant tout la conquête de la liberté d’un peuple. Bien sûr Gorbatchev était passé par là. Je le redis, je n’ai aucune compassion ni ne nourrit de regrets pour les régimes de l’Est sous la férule soviétique mais je ressentais comme un malaise à entendre insinuer la victoire du capitalisme et du libéralisme sur le reste du monde. Cela me devenait aussi insupportable que d'entendre comme une volonté de propagande, surtout en repensant à cet homme qui avait franchit les barbelés et avait été blessé par les vopos sans être pour autant secouru par les GI’s... on n’agonise pas dans un «  no man’s land » pour l’achat d’une paire de bas, d’un régime de banane ou la promesse d’une vie à crédit mais plutôt pour l’idée que l’on se fait de la liberté et de la dignité. 

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