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le monde de philippe

Alors, mystérieusement, entre en existence cette chose dans laquelle il y de la joie. Krishnamurti

My Incredible India

photo-143.jpgCà se forme, çà se prépare, çà se conçoit et puis on y va. Bonchivalla, t’es surement plus là, t’as dû prendre la troisième porte. Mais quand même t’es par là.

Envie d’y revenir. Partager ces moments fabuleux avec toi, assis sur un banc près d’un vendeur de thé. Une boulette, et hop un tchaï, et puis assis tous les deux. Toi le vieux enturbanné et moi à côté. A regarder pendant des heures, la mosaïque improbable, l’infinie variété de la rue indienne. A regarder passer les gens, les fluets, les flics à la moustache, les filles habillées à l’occidental, les débonnaires à l’abdominal proéminant, fendant la foule comme le bulbe d’un cargo, les mecs aux lunettes chébrans, bardés de chaines plus ou moins en or, les femmes en sari,  les gosses courant dans tous les sens, les vaches qui passent et qui repassent et puis les singes qui dévalent des façades jusque sur les tôles ondulées des chops dans un bruit fracassant. Qu’importe les culs noirs, mais les culs rouges alors gaffe. Ils effraient tout le monde. Sauf Bonchivalla. S’ils font fuir tout le monde, ils ne nous ont pas fait pas plus d’effet qu’une bande d’espiègles, d’effrontés, de maladroits sournois va. J’ai vu un cul noir arracher d’un fil à linge sur le toit d’une terrasse, la petite culotte d’une touriste avare d’une banane…Le cul rouge lui, il sen fout, c’est un bandit, il sème la panique. Avec le vieux on n’a pas bronché, on est resté assis, comme on était depuis deux heures. Les singes se sont arrêtés devant nous après avoir fait fuir un jeune homme effrayé. Ils nous ont dévisagé comme si on portait sur notre nez la couleur de notre cul, probablement rouge ont ils pensé. Moi j’en sais rien, il devait être bleu à force de rester assis sur le bois dur. Et le vendeur de thé de s’impatienter de nous voir trainer ainsi sur son gagne tali.  Et puis Bonchi, m’a regardé en souriant, et on est parti. On a enfourché sa 250 Royal Enfield, avec deux superbes bidons de lait en guise de sacoches. Je me suis enturbanné aussi et on  a fendu la foule et l’air et la poussière, en chantant… Ram Ram…

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Philippe Maréchal

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