Ya comme un truc qui va pas. Je viens d’écouter les Doors. J’ai çà dans la tête, pffaffaffafaf, le bruit
des pales d’hélicoptère, this is the End....j’suis pourtant encore en vie. L’hélico passe juste au dessus des arbres, et puis y’a des gros nuages noirs, quelque gouttes pour le « rain on the
storm qui viendra...Un explosion putain, j’en ai plein la gueule, je n’entends plus rien, je ne bouge plus. De toutes façons je ne peux plus bouger. J’en ai plus rien à foutre, mais rien. Que des
bouteilles en plastiques, des cannettes de shampoing Ushuaia, qui me tombent sur la gueule. J’ai les yeux qui piquent. Pffapffaqtuffffftuuuuffff, l’hélico repart illico. C’était la bande à Hulot
qui règle ses comptes à Yann Artus et moi je suis au milieu, putain perdu au milieu de ce merdier Gore, géant qu’est devenu la planète, heureusement Barak a chopé le Nobel et les
indiens vont sauver les boues du Ganges, l’indignation gronde contre la morale bafouée et le peuple dans son immense sagesse légendaire, le peuple, le vrai, celui qui fait bien peur, qui sent l’eau
de Cologne Saint Michel et le dentifrice à rayures, ouias celui qui est courageux face aux sorcières, au fou du village, à l’estranger et qui regarde gentiment sa télé en mangeant ses nuggets
et qui s’étrangle d’indignation, qu’on eu pu, c’est incroyable ces artistes, pensez vous, Tuqffffuuufffffftttt, les hélicos reviennent , putain ils crachent le feu, du cac quarante qui crépite, du
nikkei, Totale, colossale destruction, this is the end, talala...la basse qui résonne, le petit rif à l’indienne, la voix de Jim Morisson ....j’ai trop bu, beaucoup trop bu, pffafffapafafafaf,
putain d’hélico, putain de populo, jaloux des bobos, je me casse dans la jungle...
fleurs et tomates