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le monde de philippe

Alors, mystérieusement, entre en existence cette chose dans laquelle il y de la joie. Krishnamurti

Transhumance, encore et encore...IV

Tiens j’étais dans l’axe, comme d’autres sont dans le point de mire. Quel axe ? De quoi parle t’il ? Ils m’ont regardé pour l’un hébété, l’autre à moitié surpris, à moitié curieux. Sûr qu’en ces moments çà remuait à l’intérieur et que çà n’allait pas fort, mais de là à mettre en furie un cheval que j’avais tenu tranquillement à mes cotés en marchant, là y avait un truc. La fatigue s’échappait en reprenant la marche à la suite de l’ancien pastre, tout comme s’échappait le reste ou bien le poids ou bien le lourd ou la peine qui fermentait depuis des semaines. C’est curieux j’étais le principal témoin et acteur d’une scène insolite dans laquelle j’étais aussi spectateur, comme s’il était possible de traverser sa vie dans le corps d’un autre et  à travers ses yeux sans deviner le sens du chemin à suivre impuissant à corriger son destin. Incrédule ou pour le moins sceptique, le pasteur l’avait bien vu à mon air, il m’avait alors passé ses baguettes et elles tournaient bien dans mes mains comme dans les siennes comme les aiguilles d’un aimant affolé. « Je ne veux pas t’incommoder ou bien de demander de croire à des choses, mais il me semble que tu as quelque chose à faire et toi seul le sait... » J’ai continué à marcher en silence derrière lui. Devant, l’autre berger et le cheval à présent paisible poursuivaient ils la marche plus rapidement pour rejoindre le troupeau. Je repensais à la scène, le vide, le pastre, les baguettes qui s’affolaient, le point précis où je m’étais avancé, le doigt pointé sur moi juste en dessous du plexus et le cheval tout à coup ivre de colère jusqu’à s’en desseller. Je vivais cette transhumance comme on repasse le chemin à l’envers. J’écoutais en le suivant le pastre et son chapeau de velours et sans qu’il se retournât il disait :  « Il était là, et nous a attiré pour recharger ou bien renouveler l’endroit...Qui ? et ben...cet endroit vois tu es chargé depuis des siècles et de tous temps des hommes sont venus ici pour y accomplir quelque rite ou bien se recharger en énergie au point précis où tu étais...Nous n’y étions pas par hasard, toi non plus... Tiens j’y avais laissé mon bonnet sur la pierre comme un présent, un échange, une coutume que j’aurais accompli inconsciemment, à moins que ce ne fût que partie de moi même que j’ya laissais, celle à laquelle je tenais tant et qui m’étouffait.   A suivre...    

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Philippe Maréchal

citoyen du monde
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mobensim 23/11/2009 01:38


Ces énergies puissantes de la pierre, de la terre ou de l'eau, quand elles convergent, peuvent devenir très puissantes. Les animaux le sentent très fort.
Rien n'est jamais le fait du hasard.
Tu avais besoin de recharger tes accus.J'aime quand tu nous parle aussi du vivant.
Des bises.