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le monde de philippe

Alors, mystérieusement, entre en existence cette chose dans laquelle il y de la joie. Krishnamurti

Un rêve d'Alphonse Allais

28165838.jpgIls étaient tous venus. Les oignons, les moutons, les gens de la montagne, l’arrière banc des multimédias, les musiciens, quelques journalistes locaux et puis la foule de la ville. Tous étaient là ou à passer sous le grand chapiteau. Et puis sont venus les politiques, les responsables et les discours, mêlant, l’accueil légendaire des pays, l’écologie, la voiture des rallyes, le développement durable, tout y était, tout était valorisé dans un grand poème à la Prévert jusqu’aux petits fours pour les Prévert et le soleil aussi pour une belle journée, tout y était depuis le matin qu’une manif anti implantation d’une usine israélienne avait traversé la place et les regards perdus de ceux qui s’y baladaient, les paumés, les perdus, les parfumés, les familles, les enfants trop petits pour voir, les poussettes, les fauteuils roulants, les vieux, les djeuns, les femmes et les assiettes de soupe, les bruits, les cris, les commentaires de monsieur loyal, tous là comme pour chercher quelque chose, peut être soit même. Tout y était rien ne manquait, les artisans pour fenêtres en bois, les constructeurs de maison en paille, les viticulteurs, les happyculteurs, les fromages de chèvre, les bouteilles de jus de pomme, les films institutionnels, du cinéma d’animation,Météo France, le parc national, pas même ne manquait cet arrière gout d’avant élections et quelques caméras. Les musiciens jouaient des ballades qui rappelaient les musiques yddishs et des chansons de Georges, et puis même qu’un orchestre qui n’était pas invité se mit à jouer, très fort, très bien, très très bien, comme si c’était la fête pour lui aussi et puis même qu’ils furent priés d’arrêter. Dehors les moutons parqués broutaient le foin juste à côté de leurs congénères qui partaient en brochettes, en côtelettes, en assiette et en fumée. Ils étaient tous venus. Les oignons, les moutons, les gens de la montagne, l’arrière banc des multimédias, les musiciens, quelques journalistes locaux et puis la foule de la ville. Une belle journée, belle comme une page de catalogue,  une quadrichromie sur pavé glacé de montagne à la ville.

 

 

 

 

 

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Philippe Maréchal

citoyen du monde
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mobensim 08/03/2010 22:24


Le grand souk pour quoi ? pour qui ?

des bises pour toi.