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le monde de philippe

Alors, mystérieusement, entre en existence cette chose dans laquelle il y de la joie. Krishnamurti

Une nouvelle vague

30170801.jpgC’est curieux j’ai la tête en forme de méduse et j’ai rêvé d’une multitude de crabes avançant telle une armée de samouraïs. Hier je suis allé voir « Océans » le film de Jacques Perrin et Jacques Cluzaud. C’est beau l’océan, c’est d’autant plus beau lorsqu’on est un marin ensablé au fond d’une vallée et qu’au bout de l’autre vallée on peut voir l’océan dans un cinéma. J’étais devant, devant l’écran. Au premier rang, comme à la plage ou à la grève, j’étais devant pour mieux sentir le frémissement. J’étais devant pour entendre le bruit  de la mousse qui déborde en faux col comme d’une bière tirée d’une perce à l’infinie qu’un dieu partageur et grand buveur t’offre au bout de la dernière vague qui se lisse sur le sable crissant au retrait de l’eau. Et j’avais les pieds dans l’eau enchâssé pour le reste dans la mémoire et dans un fauteuil de cinéma. Quoi de mieux comme invention que le cinéma...J’étais devant, j’étais à coté des enfants qui demandaient sans cesse à l’apparition de tout nouvel acteur « c’est quoi ?  C’est quoi çà ? c’est quoi ? » et il y eut une heure et trente neuf minutes de « C’est quoi »... Oui c’est quoi en effet mais pourquoi mettre un nom sur l’indicible sur ce qui disparaît peu à peu. C’est curieux ces méduses en Tiffany, en formes et couleurs d’art nouveau, c’était beau et cela me faisait du bien, tant et si bien qu’un moment j’eu envie de revoir « Le crabe tambour » de Schoendoerffer, avec...Jacques Perrin entre autres comme acteur... Curieux mélange entre mes vies de marin  ou se mêlent l’esprit de l’auteur qui rejoint celui du vagabond en colère à l’image du captain Paul Watson  troquant le bonnet rouge du commandant Cousteau contre deux cours d’anglais et la rage des pirates. Pauvres requin aux ailerons et queues coupés et qui descendent agonisant vers le fond... « C’est quoi çà ? »...les hommes mon enfant, les hommes et la cruauté qui accompagne leur cupidité » J’étais devant, comme à l’enterrement du curé de Camaret, et tout se mélangeait en voyant Océans, les queues des baleines mes campagnes d’assistance de pêche à Terre Neuve, les vagues, mes embarquements sur les remorqueurs de haute mer, à piquer dans la plume, le crabe tambour, du mousse que je fus à tirer sur les bouts, les drisses des grands voiliers jusqu’aux plus petits, à l’officier de quart en passerelle et les heures passées dans l’eau au dessus des coraux, et pour finir ce curieux port, enserré entre deux cuisses de la montagne, si loin de la mer juste relié par ce torrent qui y descend. J’étais devant, des rêves de gosse plein la tête et au générique de fin si j’avais le cœur à marée basse du moins avais-je retrouvé  en moi l’envie de me dire...C’est quoi ?

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Philippe Maréchal

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mobensim 15/02/2010 22:57


L'homme prédateur, mammifère omnivore, , s'il connaît suffisamment bien les vivants qui l'entourent, ne prélèvera à la nature que ce dont il a besoin,  en tenant compte des saisons de
migations, de reproduction...
Et après, il dit merci.

Immersion totale dans ton océan, Phil.


Philippe 15/02/2010 18:01


Non je ne crois pas André, les pêcheurs ont leur place dans la chaine pourquoi pas, ce sont plutôt d'autres pêcheurs dont ils faudraient s'occuper...ceux qui poussent les petits sur le côté 
et qui sont à l'image de ce crabe au dessus du panier dans le film Océans et qui sont finalement les vrais dangereux prédateurs, ceux pour qui le fric est la seule raison valble qui soit et qui
ravale tout animal et femme et  homme vivant  au rang de marchandise. Dans le port et les environs de Marseille, défendre les thons rouges revient à défendre 600  petits pêcheurs à
contre 28 bâteaux usines, par exemple. De l'éducation, toujours de l'éducation, de la culture, toujours de la culture, qu'elle soit marine ou autre tout part de là autant dire tout le contraire de
ce que défont nos gugusses qui ont pris la charge qu'imprudement le peuple leur a donné...


Blanchemanche 15/02/2010 17:37


S'il n'y avait jamais eu de marins, il n'y aurait jamais eu de pêcheurs, non? Donc les baleines et les poissons seraient peinards? Hein?
Reste plus qu'à foutre le feu aux bateaux?