Informez vous et faites passer
Quand le soleil commande, agir peu. René Char
LE MONDE DE PHILIPPE
Avant j'étais un chanteur
de salle de bain, maintenant je suis un ecrivain de Face Book. Je suis passé de l'anonymat d'un chanteur auteur compositeur, les wc étant dans la salle de bain, j'écris aussi la musique, à la
servitude volontaire, à savoir que je m'auto fiche. Et ce n'est pas rien de s'auto ficher en ces temps où chacun s'insquiète du secret de sa vie privée jusqu'à la trouver tellement interressante
qu'elle soit publiée dans les grandes largeurs. S'auto ficher n'est pas s'en foutre ou s'en battre ou bien s'en effrayer, quoique....la somme des propos de peu finissent toujours par faire
beaucoup, et le citoyen de peu, par mégarde, finirait bientôt par interresser beaucoup de monde, pour un peu qu'ils estiment necessaire de s'interresser un peu à beaucoup de détails ce qui
serait un peu exagéré au regard de beaucoup d'objections que peu osent se formuler en eux mêmes, espace qui devient beaucoup trop transparent peu à peu.
En 2009, 8,2 millions de français sont sous "le seuil de pauvreté", soit 13,5% de la population française...le seuil de pauvreté est fixé à 954 euros par mois et
par personne...Nous sommes en 2012, chacun sait que rien ne s'arrange de ce côté là. Ce dimanche matin, c'était le thème d'une des quelques bonnes émissions qui restent sur France Inter, le
magasine "Interception" de Lionel Tompson.
A la rencontre de ces personnes, vivant comme elles peuvent, travaillant même, sans que cela puisse leur permettre une réelle autonomie, le reportage nous fait
écouter des personnes dignes et debout malgré des conditions difficiles, voire poignantes, avec le constat d'une des dernières intervenantes de ce reportage, " les politiques, ils s'en
foutent, dans leurs belles voitures quand ils sortent du parlement, ils vont au restaurant..." Mots simples, qui pourraient rappeler les temps agités des années 30 et l'anti parlementarisme et le
danger qui advient. Et voilà que ressurgissent tous les ingrédients qui permettent la montée de ce qu'on appelle le populisme. Si une grande partie de la population ne mange pas à sa faim, la
politique ne manque pas de grain à moudre, ni d'avenir, tout au moins si elle manque d'imagination. Crise, inflation cachée, selon moi, montée des partis d'extrême droite un peu partout en
Europe, et même si l'on veut bien y prêter attention, laboratoire d'un gouvernement populiste et autoritaire en Hongrie. Ce dernier met en place une constitution telle qu'elle rendrait en
d'autres temps inacceptable sa candidature à l'Union Européenne...Tout se passe comme si on poussait chacun des états de l'Europe à en arriver à cette extrémité, démantèlement des systèmes
éducatifs, et des services publics, appauvrissement de la population, stigmatisation des étrangers et tentative de diviser les différentes couches de la société en dénonçant en haut lieu
l'assistanat comme le cancer de la nation, jeter les uns contre les autres et réchauffer le thème du bouc émissaire, les étrangers...
Les prochaines élections apportent peu d'espoir en réalité, franco françaises et étriquées et à choisir entre un coup de pied ou une baffe, c'est idiot, sans doute
et pas très à la mode ou bien irréfléchi, comme émanant d'un jus de cerveau d'un salaud de pauvre, moi, je voudrais d'une élection générale européenne, pour un vrai parlement, au pouvoir d'un
vrai parlement, si, si, avec un pouvoir fédéral, avec un service public européen et tout à l'avenant, c'est à dire de la démocratie à tous les étages de la construction européenne, seule solution
de taille encore selon moi...bon, je vais allumer un cierge et pisser dans une cagette que je prendrai pour un violon...
Ah oui, que pour les prochaines législatives, Jack Lang aille se présenter dans les Vosges à 72 ans, c'était dans les infos, on est content non?
Tiens, metttez les ici, à l 'air, tous vos souhaits, et sans hésiter, pour cette année qui vient; et faisons l'inventaire de ce que nous souhaitons, rêvons
pour cette année, çà ne mange pas de pain comme on dit, l'essentiel étant que tout le monde puisse en manger, du pain, et en partager, entre copains...
Bientôt de retour sur ce blog, pour raconter la vie, à hauteur de lutin.
Bises
"Le polygame solitaire" de Brady UDALL (Albin Michel). Le Lecteur n'est pas parvenu à s'intéresser aux multiples problèmes auxquels se confronte Golden Richards, mormon convaincu, mari de quatre femmes et papa d'une bonne vingtaine d'enfants. Le roman lui a paru si lourd, comme empesé, qu'il fut insensible aux rares et quasiment intempestives manifestations d'humour.
"Sauvage" de Nina BOURAOUI (Stock). Pourquoi ce sentiment de toujours revenir en pays connu? Le Lecteur s'interroge. En raison de l'estime qu'il porte à Nina Bouraoui dont il découvrit le premier roman voilà déjà une vingtaine d'années. Une écrivaine qu'il respecte, qu'il considère comme un vrai talent, un talent original dans le fatras des lettres françaises si souvent aseptisées.
Dans "Sauvage", Nina Bouraoui traite une fois encore de la double appartenance culturelle: la française et l'algérienne. Pour ce faire, elle confie la direction du récit à une petite fille qui vit à Alger, au sein d'une famille mixte, plutôt privilégiée. Le monde bouge, le monde se fissure, le monde change, en ce début des années quatre-vingt. Alya, la petite fille, confie non seulement ses rêves, mais aussi ses inquiétudes et ses angoisses, le tout à peine dissimulé par une sorte de constante mélancolie. A travers quelques touches impressionnistes, le Lecteur pressent que le pire est à venir, que la "sauvagerie" qui pointe ici et là le bout de son nez n'est qu'une sorte de prélude. Le Lecteur a-t-il décroché dès l'instant où Nina Bouraoui a tenté de le convaincre que tout cela résultait de forces qui nous échappent à nous, les êtres humains? Lui qui croit toujours que l'homme est maître de son destin pour peu que la société n'entrave pas son cheminement. Peut-être. Et comme à regret.
"Les solidarités mystérieuses" de Pascal QUIGNARD (Gallimard). L'exceptionnelle beauté du texte. L'extrême sobriété de l'écriture. L'art de Pascal Quignard atteint à sa quintessence. Dans ce roman où une femme choisit le repli, l'immersion dans les contrées de son enfance, celles vers lesquelles elle revient moins sur un coup de tête que pour tenter d'échapper à l'enlisement. Son monde, un monde âpre, tourné vers l'océan dont elle fera son unique spectacle. Claire. Ou bien encore Marie-Claire. Ou bien encore Chara. En symbiose avec non seulement cet océan, mais aussi les landes, les falaises, avec le ciel et ses humeurs. En amour inaccompli face à cet homme qui fut celui de ses premières émotions. Le retour vers un achèvement, conjugué aux solidarités mystérieuses avec tous les éléments constitutifs d'une vie.
Le roman de Pascal Quignard s'apprécie au gré du temps que l'on passe à l'explorer, à revenir en arrière, à cheminer par des sentiers tortueux, à laisser libre cours à l'imagination. Le roman de Pascal Quignard ne s'abandonne pas sur une étagère; il s'installe dans la proximité d'un éventuel mais probable retour.
"Gin et les italiens" de Goldie GOLDBLOOM (Bourgois). Roman en équilibre instable. Le Lecteur entend par là que l'histoire d'amour qui rapproche en Australie, durant la seconde guerre mondiale, une fermière et un prisonnier italien, oui, que cette histoire-là claudique. Qu'elle en vient même à parasiter le récit de l'étrange rapprochement entre une femme en souffrance et un homme déraciné en raison de la guerre. Ce que le Lecteur appelle de la surabondance romanesque. A son avis, les pages les plus intéressantes sont celles qui racontent à la fois les effroyables conditions d'existence de la paysannerie australienne des années quarante et le peu de la place concédée aux femmes dans un système social quasiment moyenâgeux.
Trouvé ce matin sur le site de Paul Emploie:
En raison d'une forte charge, les services en ligne de Pôle-emploi sont actuellement saturés.
Nous vous prions de bien vouloir nous en excuser et vous demandons de renouveler votre connexion en fin de journée.
fleurs et tomates