Informez vous et faites passer
Quand le soleil commande, agir peu. René Char
LE MONDE DE PHILIPPE
Communiqué de presse
Le jeudi 16 février, la médiathèque Lucie Aubrac et l'association CIMADE vous proposent une soirée projection-débat autour du documentaire Cimetière des vivants
réalisé par Audrey Hoc pour l'association dans le cadre des Chroniques de Cimade.
Ce documentaire s'inscrit dans la continuité des Chroniques de rétention rédigées entre 2008 et 2010 et rendant compte de la réalité des conditions de traitement et
de vie des étrangers en situation irrégulière en France.
Résumé du film :
Mr K est enfermé. Il a été arrêté parce qu’il n’avait pas de papiers. Il se trouve dans un centre de rétention à Hendaye.
Sarah et Georges, travaillent dans ce centre de rétention d’Hendaye, ils font partie de La Cimade et ce sont les seules personnes qui peuvent écouter et aider Mr K
dans son quotidien de « retenu ».
L’objectif pour 2011 en France était l’expulsion de 30 000 sans-papiers.
Une politique du chiffre absurde, décryptée à travers l’exemple saisissant de Hendaye, territoire de passage. Des caméras cachées, un décryptage des chiffres, un
documentaire ubuesque où l’on découvre pour la première fois des images de la rétention en France et où l’on découvre ce que cachent les chiffres des expulsions.
Les intervenants e la CIMADE ont voulu dire et montrer ce qui ce cache derrière la rétention car ils sont les seuls témoins extérieurs de la stupeur, de la peur de
celui ou celle qui n'a rien fait et dont la vie bascule, dans l'attente angoissée d'une issue dramatique.
La Cimade est une association créée en 1939. De 1984 à 2009, elle a été la seule ONG présente dans les centres de rétention répartis sur le territoire français. Le
pouvoir actuel n'a de cesse de transformer l'accompagnement juridique en simple mission d'information des personnes en voie d'expulsion. Il importait donc de laisser une trace de ce difficile
travail au quotidien afin, comme l'écrivait Daniel Bensaid, pour s'épargner la honte de ne pas avoir essayé, que l'on ne puisse pas dire que l'on ne savait pas. C'est le sujet et le but des ces
chroniques.
Nous vous invitons à nous réunir pour regarder ce documentaire et en débattre ce jeudi 16 février à 20h30 dans la médiathèque en présence de la réalisatrice et des
membres de la CIMADE. Entrée libre.
Renseignements : 04.67.73.84.24 ou mediatheque.de.ganges@wanadoo.fr
L'équipe de la Médiathèque vous remercie de diffuser l'information sur vos supports.
Chers amis,
Je viens de lire et signer une pétition en ligne: «Michelin ne doit pas construire cette usine en Inde!»
http://www.petitionpublique.fr/?pi=P2012N18922
Personnellement, je suis d’accord avec cette pétition et je crois que tu peux l’être aussi.
Souscris à la pétition et divulgue-la auprès de tes contacts.
Merci,
Philippe Maréchal
Manifeste de « Democracia Real Ya ! »
*URL d’origine du document <http://democraciarealya.es/>*
Nous sommes des personnes simples et ordinaires. Nous sommes comme toi. Des gens qui se lèvent chaque matin pour étudier, pour travailler ou pour chercher du boulot ; des gens qui ont une famille
et des amis. Des gens qui travaillent dur tous les jours pour vivre et offrir un meilleur futur à ceux qui les entourent.
Parmi nous, certains se considèrent progressistes, d’autres plutôt conservateurs. Certains sont croyants, d’autres pas. Certains ont des idéologies affirmées, d’autres sont
apolitiques. Mais nous sommes tous préoccupés et indignés par la situation politique, économique et sociale actuelle. Par la corruption des politiciens, des patrons, des banquiers…
qui nous laissent impuissants et sans voix.
Cette situation nous fait souffrir au quotidien ; mais si nous nous unissons nous pouvons la modifier. C’est le moment de nous mettre en marche pour bâtir ensemble une société meilleure. Pour ce
faire, nous soutenons fermement que :
* Les priorités de toute société développée doivent être l’égalité,
le progrès, la solidarité, le libre accès à la culture, le
développement durable et le bien-être des personnes.
* Il existe des droits fondamentaux que la société a le devoir de
garantir : le droit au logement, au travail, à la culture, à la
santé, à l’éducation, à l’engagement politique, à l’épanouissement
personnel et le droit à l’accès aux biens nécessaires à une vie
saine et heureuse.
* Le fonctionnement actuel de notre système politique et
gouvernemental ne répond pas à ces priorités et il devient un
obstacle pour le progrès de l’humanité.
* La démocratie, par essence, émane et appartient au peuple, mais,
dans ce pays, la majorité de la classe politique ne lui prête pas
attention. Le rôle des politiciens devrait être de faire entendre
nos voix aux institutions, en facilitant la participation
politique des citoyens grâce à des voies de démocratie directe
pour le bénéfice de l’ensemble de la société. Et non celle de
s’enrichir et prospérer à nos dépens, en se pliant aux exigences
des pouvoirs économiques et s’accrochant au pouvoir par la
dictature partitocratique du PPSOE^[2
<http://www.framablog.org/index.php/post/2011/05/23/spanishrevolution#pnote-1101-2>]
.
* La soif de pouvoir et son accumulation entre les mains de
quelques-uns créent inégalités, tensions et injustices, ce qui
mène à la violence et que nous refusons. Le modèle économique en
vigueur, obsolète et antinaturel, coince le système social dans
une spirale qui se consomme par elle-même en enrichissant une
minorité et en plongeant les autres dans la pauvreté. Jusqu’à
l’effondrement.
* L’accumulation d’argent est la finalité du système, sans prendre
en considération le bien-être de la société et de ceux qui la
composent ; gaspillant nos ressources, détruisant la planète,
générant du chômage et des consommateurs frustrés.
* Nous sommes les rouages d’une machine destinée à enrichir une
minorité qui ne sait plus reconnaître nos besoins. Nous sommes des
citoyens anonymes, mais sans nous rien ne serait possible car nous
faisons tourner le monde.
* Nous ne devons plus placer notre confiance en une économie qui ne
tourne jamais à notre avantage. Il nous faut éliminer les abus et
les carences que nous endurons tous.
* Nous avons besoin d’une révolution éthique. L’argent ne doit plus
être au dessus tout, mais simplement à notre service. Nous sommes
des êtres humains, pas des marchandises. Je ne suis pas le produit
de ce que j’achète, pourquoi je l’achète et à qui je l’achète.
Pour toutes ces raisons, je suis indigné(e).
Je crois que je peux changer les choses.
Je crois que je peux aider.
Je sais que tous ensemble nous le pouvons.
Il ne tient qu’à toi de nous rejoindre.
Notes
[1 <http://www.framablog.org/index.php/post/2011/05/23/spanishrevolution#rev-pnote-1101-1>] Crédit photo : Fito Senabre <http://www.flickr.com/photos/__fito__/5742792668/> (Creative Commons By-Sa)
[2 <http://www.framablog.org/index.php/post/2011/05/23/spanishrevolution#rev-pnote-1101-2>] Contraction des deux partis PP et PSOE, un peu comme si on disait UMPS chez nous.
ATTENTION
VIGILANCE
Réunion
d’information sur le Gaz de schiste
Samedi 16 avril à 19 h au Foyer rural de Valleraugue
Proposé par le groupe de soutien Vallerauguois et Cosmopolite
- Projection de 2 petits films (extraits de Gazland et d’un reportage québéquois)
- Témoignage de Solveig Letord
- Diaporama (commenté par Alain Poisson, Hydrogéologue et Daniel Petit, Géographe)
- Suivi d’un questions réponses
En 2010, l’exploitation du gaz de schiste a été lancée en France par l’octroi de nombreux permis d’exploration sur la quasi totalité des bassins sédimentaires du pays. Ceci dans la plus grande discrétion, sans aucune consultation des élus, sans aucune concertation avec les populations.
Pour favoriser cette exploitation par les grandes multinationales, le Code minier a été rendu plus laxiste, par Ordonnance, c'est-à-dire sans débat, ni à l’Assemblée nationale, ni au Sénat.
L’extraction de ce type de gaz n’est pas sans danger pour les habitants, l’environnement et les paysages.
Aux USA, où ce type d’exploitation existe depuis une dizaine d’années, on observe de très nombreux cas de maladies, d’intoxication par l’eau du robinet, de pollution des cours d’eau, des nappes phréatiques et de l’air.
Des habitants sont contraints d’abandonner leur maison, leurs champs et leur bétail, l’environnement étant devenu insalubre.
Le paysage est miné par des milliers de forages espacés de quelques centaines de mètres.
Le 12 mars dernier, Silvio Berlusconi a dû faire face à la réalité. L’Italie fêtait le 150ème anniversaire de sa création et à cette occasion fut donnée, à l’opéra de Rome, une représentation de l’opéra le plus symbolique de cette unification : Nabucco de Giuseppe Verdi, dirigé par Riccardo Muti.
Nabucco de Verdi est une œuvre autant musicale que politique : elle évoque l'épisode de l'esclavage des juifs à Babylone, et le fameux chant « Va pensiero » est celui du Chœur des esclaves opprimés. En Italie, ce chant est le symbole de la quête de liberté du peuple, qui dans les années 1840 - époque où l'opéra fut écrit - était opprimé par l'empire des Habsbourg, et qui se battit jusqu'à la création de l’Italie unifiée.
Avant la représentation, Gianni Alemanno, le maire de Rome, est monté sur scène pour prononcer un discours dénonçant les coupes dans le budget de la culture du gouvernement. Et ce, alors qu’Alemanno est un membre du parti au pouvoir et un ancien ministre de Berlusconi.
Cette intervention politique, dans un moment culturel des plus symboliques pour l’Italie, allait produire un effet inattendu, d’autant plus que Sylvio Berlusconi en personne assistait à la représentation…
Repris par le Times, Riccardo Muti, le chef d'orchestre, raconte ce qui fut une véritable soirée de révolution : « Au tout début, il y a eu une grande ovation dans le public. Puis nous avons commencé l’opéra. Il se déroula très bien, mais lorsque nous en sommes arrivés au fameux chant Va Pensiero, j’ai immédiatement senti que l’atmosphère devenait tendue dans le public. Il y a des choses que vous ne pouvez pas décrire, mais que vous sentez. Auparavant, c’est le silence du public qui régnait. Mais au moment où les gens ont réalisé que le Va Pensiero allait démarrer, le silence s’est rempli d’une véritable ferveur. On pouvait sentir la réaction viscérale du public à la lamentation des esclaves qui chantent : « Oh ma patrie, si belle et perdue ! ».
Alors que le Chœur arrivait à sa fin, dans le public certains s’écriaient déjà : « Bis ! » Le public commençait à crier « Vive l’Italie ! » et « Vive Verdi ! » Des gens du poulailler (places tout en haut de l’opéra) commencèrent à jeter des papiers remplis de messages patriotiques – certains demandant « Muti, sénateur à vie ».
Bien qu’il l’eut déjà fait une seule fois à La Scala de Milan en 1986, Muti hésita à accorder le « bis » pour le Va pensiero. Pour lui, un opéra doit aller du début à la fin. « Je ne voulais pas faire simplement jouer un bis. Il fallait qu’il y ait une intention particulière. », raconte-t-il.
Mais le public avait déjà réveillé son sentiment patriotique. Dans un geste théâtral, le chef d’orchestre s’est alors retourné sur son podium, faisant face à la fois au public et à M. Berlusconi, et voilà ce qui s'est produit :
[Après que les appels pour un "bis" du "Va Pensiero" se soient tus, on entend dans le public : "Longue vie à l'Italie !"]
Le chef d'orchestre Riccardo Muti : Oui, je suis d'accord avec ça, "Longue vie à l'Italie" mais...
[applaudissements]
Muti : Je n'ai plus 30 ans et j'ai vécu ma vie, mais en tant qu'Italien qui a beaucoup parcouru le monde, j'ai honte de ce qui se passe dans mon pays. Donc j'acquiesce à votre demande
de bis pour le "Va Pensiero" à nouveau. Ce n'est pas seulement pour la joie patriotique que je ressens, mais parce que ce soir, alors que je dirigeais le Choeur qui chantait "O mon pays, beau et perdu", j'ai pensé que si nous continuons ainsi, nous allons tuer la culture sur laquelle l'histoire de l'Italie est bâtie. Auquel cas, nous,
notre patrie, serait vraiment "belle et perdue".
[Applaudissements à tout rompre, y compris des artistes sur scène]
Muti : Depuis que règne par ici un "climat italien", moi, Muti, je me suis tu depuis de trop longues années. Je voudrais maintenant... nous devrions donner du sens à ce chant ;
comme nous sommes dans notre Maison, le théatre de la capitale, et avec un Choeur qui a chanté magnifiquement, et qui est accompagné magnifiquement, si vous le voulez bien, je vous propose de
vous joindre à nous pour chanter tous ensemble.
C’est alors qu’il invita le public à chanter avec le Chœur des esclaves. « J’ai vu des groupes de gens se lever. Tout l’opéra de Rome s’est levé. Et le Chœur s’est lui aussi levé. Ce fut un moment magique dans l’opéra. »
« Ce soir-là fut non seulement une représentation du Nabucco, mais également une déclaration du théâtre de la capitale à l’attention des politiciens. »
fleurs et tomates