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Le temps qui passe

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humeur du chef

En fait, l'impression qui domine, c'est que tout le monde a l'air de s'en foutre allègrement de ce qu'il est en train d'advenir de la Hongrie, laboratoire du résultat de l'exaltation du populisme. Comme si rien de pareil ne pouvait arriver chez nous, où remonte tranquillement l'eau des égouts.  Je crains qu'il en soit ainsi, il en est qui ont des responsabilités mais qui malheureusement habitent trop haut dans les étages pour sentir ce qui se passe au niveau de la rue.

Un journaliste est mort, tué en Syrie, en exerçant son métier. C'est terrible, d'abord pour lui, puis pour ses proches, pour ceux qu'il filmait et puis aussi pour nous. Je compare ceux qui observent pour nous le monde fragile, aux libellules qui survolent les cours d'eau, lorsqu'elles disparaissent, l'eau est devenue putride et ce n'est pas signe de bon signe.

J'ai entendu ce matin dans mon poste de radio de service public, qu'en Italie, la mafia était devenue le premier "organisme" prêteur dans ce pays, devant les banques, et qu' 'il lui suffirait de  20 ans pour éponger la dette de l'Italie, comme quoi le métier ne manque d'avenir;

Ben bonne journée...

Je la trouve très moyenne la une de Libé de ce jour, le lundi 9 janvier 2012, même pas drôle que c'est..., mais ça,  faut reconnaître qu'il est difficile de faire rire avec l'extrême droite. Selon cette une, 30% ( de sondés) n'excluraient pas de voter Le Pen.

30%, c'est écrit en très gros sur fond noir et puis les phrases explicatives suivent en titre à la manière des notes d'un contrat d'assurance ou d'une pub  un peu racolante.  Suit un article sur Abbeville, cité sinistrée sur le plan industriel mais en énonçant quelques remarques d'habitants soulignant qu'au moins cela leur aura épargné l'immigration,  à côté de cela, un éditorial et un autre article plutôt convenus, pas de quoi s'énerver, vaut mieux regarder en le télé chargeant le film de Caroline Fourest et Fiametta Venner

carolinefourest.wordpress.com
Pour revoir le documentaire qui a tant inquiété Marine Le Pen, réalisé par Caroline Fourest et Fiammetta Venner pour France 2, diffusé le 15 décembre 2011 (Nilaya production).
saisissant non? 
Bon...puis toujours dans Libé, le sondage en question, sur 2011 adultes représentatifs de la société française, avec la question suivante: " Si le premier tour de l'élection présidentielle avait lieu dimanche prochain, pourriez vous voter pour Marine Le Pen ?
Réponses: Non probablement pas:  12%
                     Oui probablement          : 10 %
                      Oui certainement           :  8%
        Ne se prononcent pas                :  2%
Résultat pour Libé                                : 30%
Pour moi çà fait                                    :18%
On apréciera le " probablement" et pour vous?
 Et c'est déjà beaucoup....en admettant que parmi ceux qui ne se prononcent pas il se cachent d'autres vélléités on arriverait en poussant à 20%...
 Pour moi cette une une pousse à la roue comme pour se faire peur et contribue à alimenter la machine infernale plutôt que de tenter de raisonner....
Bon à côté de çà il y avait quand même de quoi se réjouir dans ce Libé, l'excellent " Morano démission"  de Sophia Aram, dans Rebonds page 25...

C'est ainsi qu'il pleut toujours. Plus de référendum. Au gris s'est succédé le gris, lui même. Gris comme un gilet que Thérèse offrit à Pierre qui n'avait plus rien pour descendre les poubelles. Pas plus gai, pas plus triste, mais sans les rayures bordeaux, égal à celui du dîner d'hier. La nuit fut mouvementée, jusque dans les moindres recoins de la montagne où le vent a porté tout ce qu'il fallait d'humidité. Parait que ma région est passée sur TF1, c'est tout ce qu'apportent les catastrophes. Après les voyages, la réclusion, au bout de la vallée, jusque dans le trou du cul du monde, alors ici quand çà pète, on se baisse et on attend. On attend que çà passe. Que font les grecs? Ils attendent peut être que çà passe, ou bien. Que fait donc Barak avec le petit Nicolas? Il joue à Laurel et Hardy, lui c'est le grand et l'autre c'est le petit. En attendant Godo et qu'une barque le porte sur une barque au fil de l'Hérault, lecture, le cul posé sur les trois tomes Millenium de Stieg Larsson, Capenoules de Francis Delabre avec une belle préface de Yolande Moreau,  et puis un film,  "Et maintenant on va où?" de Nadine Labaki, oui et maintenant on va où, hein? C'est pas qu'on s'indigne, mais on s'impatiente,  et on va finir par s'agacer. Pourquoi attendre encore pour voter? Voter mais pourquoi? Pour qui ? Pour mener une politique d'austérité a t on besoin d'une femme ou d'un homme politique? Il pleut jusque dans mes chaussures. J'ai vu grâce à Bertrand que je ne vois plus grâce à la vie qui est ainsi, un petit extrait de Desproges disant qu'il n'était pas démocrate, parce que c'était la loi du plus grand nombre, et à l'époque qu'il disait le plus grand nombre regardait Sabatier. Que regarde aujourd'hui le plus grand nombre?

Hier, après 19 heures, alors que la pluie redoublait, un bon moment cependant, sur France Cul, Sorj Chalendon et Vincent Lindon et c'était bon comme si j'étais avec deux bons potes que je m'inventais au bout d'un comptoir ou à table, une en bois, avec des bières, au chaud, tandis qu'il pleuvait dehors et qu'on pouvait encore fumer dedans.

akela-164.jpg C'est bien joli les chemises à fleurs, mais il pleut dessus, depuis depuis trois jours, au point qu'on se croirait ici sous un régime de mousson. Elles poussent dans tous les sens les fleurs, c'est malin, jusque sous les bras. C'est bien joli de se croire perdu dans un coin de montagne sous la pluie mais ici comme ailleurs on perçoit le bruit du monde, colporté par les " rolling stones", charriées dans  l'Hérault qui déboule comme du rock dans la casba ou comme un oued dans le bled surpris par tant de violence tout à coup déversée dans les rues submergées  .

Je suis revenu d'un périple qui de Corse en Belgique m'a permis de faire ce que j'aime le plus, bouger, voyager et pousser toujours plus loin l'envie de regarder, regarder le monde qui bouge et tenter de comprendre l'incompréhensible, comment il est possible de vivre dans un monde construit sur toutes les contradictions et une injustice flagrante. Finalement c'est cela le plus surprenant, la question en question,  cet étonnement du monde qui se surprend à s'étonner du comment du pourquoi, sapristi pour parler en Tintin, ce qui est mal foutu ne marche pas, la tete à l'envers et 'égoisme en bandoulière, la connerie pour étandart et voilà qu'on nous rebat que c'est la crise. Bon il pleut et c'est peu dire comme il pleut, avant c'était la secheresse qui faisait raler maintenant c'est la pluie qui fait chier, comme on dit en agriculture, le mauvais temps c'est celui qui dure trop longtemps, à demain donc puisque je suis revenu et alons y de nos petites humeurs à deverser dans les torrents des petites notes éparses qui font le bruit du monde.

A conseiller, en lecture, "Les chaussures italiennes" de Henning Mankell , ainsi que differents films comme Astreed de Delepine et Kevern, ou bien Mamouth que j'ai enfin vu et avec qui je me suis senti curieusemnt proche, juste qu'il faudrait que je m'achète une moto et le permis qui va avec...

Bon dans Tintin que j'ai vu égalementà Bruxelles, où 'ai aussi mangé des frittttes et bu de l'Orval, je recommande le générique du début qui est un très beau travail, après, seuls les rires des enfants dans la salle font du bien.

Photos-No-limit-133.jpgDans d’autres pays que le mien, qui est  à la traîne, on vitupère et on s’indigne et de quoi ici on peine, endormis sous l’actualité des primaires ? Sortons de l’âge des primaires, laissons les, les primaires, ces va –nu- pieds qui, comme chacun sait ne rappellent qu’un souvenir du soulèvement populaire qui en 1639 secoua la Normandie lorsque Louis XIII se prit d’instaurer la Gabelle à la place du privilège de quart bouillon et rejoignons le mouvement des indignés de la Puerta del sol à la Costa Brava, sus à Wall Street et Torremolinos et chaussons nous de nos plus belles godasses à clous, qui droitier, qui gaucher astiquera le pied qu’il lui conviendra, celui là étant à destination d’un cul  d’actionnaire à valises, enfin tous ces gens qui passent et repassent d’un paradis à l’autre. Refusons leurs paradis, et bottons leur le fondement de nos économies , un beau coup de pied au cul, pas plus, on n’est pas des vilains quand même et puis laissons les aux paradis fiscaux qu’il  y restent et nous comme disait Prévert, « nous resterons sur la terre qui des fois est bien jolie » et puis la terre on l’apprêtera à notre convenance, avec de belles écoles gratuites pour tous les enfants du monde qui iront accompagnés de nos sourires qui auront de belles dents pas pourries pour sourire vu qu’on pourra tous se soigner et se mettre propres et distingués et tous jusqu’au dernier des derniers, le reste et la suite , derniers des derniers qui deviendront enfin premiers pour un bonheur envisagé, celui de partager la connaissance et la santé, hein, surtout la santé comme disent les vieux qui en ont vu d’autres et puis musique, Bethoveen symphonie n°6 opus 68 et chemises à fleurs et capes de zibeline en écoutant Cachemire de Led zeppelin et play list à votre goût… tiens pourquoi pas Piers Faccini « my wilderness, No Reply par exemple…

 

 

"La mort n'est pas une peine c'est un mystère", Albert Jacquard.

 

Tuer c'est le problème, même si celui qui est tué a tué, c'est la mort qui gagne et c'est donner raison à la loi du plus fort, et que dire de la loi du plus fort? 19150218.jpg

Et que dire dans le cas de Troy Davis qui jusqu'au dernier moment a clamé son innocence?

 

Que le cul leur pèle.

Envie de déraper, larguer derrière, larguer devant, faire décoller sur la garde et inverser la barre, quitter le port dans un léger vroum, poum, poum poum, d’un vieux diesel qui pue autant que la mer sent bon, et c’est çà qui est bon sur cette planète, se satisfaire du paradoxe et prendre le recul pour regarder les côtes de plus loin, du plus loin possible,  quitter les quais en écoutant Brassens au rythme du bistrot d’en face et puis couler entre les digues, dans la passe,  avec une fanfare qui jouera jusqu’au dernier, avant de prendre une tasse.

Bon, y vont prolonger Fessenheim de dix ans. 06133348.jpg

fleurs et tomates

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