Quand le soleil commande, agir peu. René Char
LE MONDE DE PHILIPPE
... à la suite d'un entretien entre Zoé Varié et Dominique Versini, sur Inter, voici donc encore de quoi s'énerver à la suite du précédent billet...J'ai également entendu Robert Badinter indigné par "le fait du prince", car en effet il a suffit d'un déjeuner avec le président pour refaire voter les sénateurs de droite qui auraient failli à la solidarité avec la majorité présidentielle...Le droit des enfants passera après la petite cuisine politique, celle dernière est de moins en moins ragoutante...
Extraits du blog de France info:
"...L’actuelle défenseure des enfants est revenue ce matin sur ce nouveau vote du Sénat hier. La Chambre Haute a validé la création d’un défenseur des droits qui englobe celui du Médiateur de la République, de la Halde, la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité, et celui de Défenseur des enfants. Dominique Versini ne l’admet pas.
Dominique Versini, dernière défenseure des enfants n’admet pas le vote du Sénat hier "il y a eu hier un déni de
démocratie ". Avant-hier le Sénat a fait volte face et ...est donc revenu sur son vote hier. "Parce que le gouvernement n’admet pas qu’il y ait un défenseur
des enfants, comme si en France c’était tellement dangereux de défendre leurs droits", explique Dominique Versini.
"Nous défendons les droits des enfants en prison, de ceux qui fond l’objet d’une justice des mineurs de plus en plus restrictive. Désormais le défenseur des
enfants n’a plus le droit a la parole ".
Selon elle le prochain défenseur des droits sera "généraliste". Dominique Versini pointe également le risque de manque d’indépendance. " Il sera un adjoint révocable qui fera exactement ce qu’on lui dit(...)Il ne dira pas les choses qui fâchent. Nous sommes réduits à l’impuissance"...."
Je vous invite également à réecouter l'émission de Zoé Varié avec les propos poignants de Dominique Versini sur France Inter ....
PS tant qu'à faire de la promo pour des moments de radio que j'aime... il y avait aussi ce matin sur France Culture comme chaque vendredi matin une excellente chronique de Caroline Fourest sur le recul de la République et la place qu'elle laisse aux extrémistes avec ou sans poils...
lls était contents, quinze minutes qu'il disait. Ouais, quinze minutes et hop, un statut. Il était même un peu fier, un statut d' « auto- entrepreneur » qu'il disait. Ouais disait l'autre qui faisait des ronds de fumée, d'abord t'auras même pas droit aux Assez modiques...même que...Ouais même que j'en sais rien, pis d'abord j'ai jamais eu droit à çà, qu'il a dit le premier et toi tu tu fais quoi chez les intermittents du travail? Hein? Ouais...et t'auras une retraite toi? Ben non faudrait repousser l'âge à 95 ans et bosser même les dimanches...Ouais, auto- entrepreneur de mes deux...intermittent des mes fesses...
Conversation de mémoire... et d'andouilles ce matin sur la place Quatre Fages de la Roquette.
Je déambulais
dans les rues d’Alès à l’heure du déjeuner. Il faisait froid et gris. Ce froid qui rend l’odeur de friture plus grasse encore. Ce froid qui se délecte dans la grillade suintante et carbonée. Je
regardais aux tables les jeunes qui mangeaient entre deux cours. Certains grelottaient en fumant tandis d’autres mordaient à pleine dents un sandwich au frittes. Un coca, un sandwich aux frittes,
pour 4 euros peut être. Mais ce qui me frappait encore plus au-delà de la mine plutôt triste à toutes les tables, au delà des toux et au-delà de tout, c’était l’uniformité. A quelques exceptions
notoires, il y avait une moitié habillée en noir, un quart en gris et un autre quart entre blanc, gris et noir. Je recollais immédiatement cette observation à celle que j’avais faite sur les
routes de France au mois de décembre, à quelques exceptions notoires pour quelques rares bagnoles, rouges, bleues ou jaunes, du noir, du gris et du blanc. Vivement le retour du printemps dans les
têtes, les chemises à fleurs et les pots de yaourt sur les routes de campagnes.
fleurs et tomates