« C’est bizarre, cher cousin »...Je ne sais pas pourquoi, j’ai toujours été attentif au chiffre 7. Pas d’explications, pas rationnelles en tout cas, c’est comme çà. Je n’ai pas de
prédisposition à l’ addiction aux sciences ésotériques, encore que, l’affirmer pourrait être porter l’ombre de la queue d’un mauvais sort...Donc, Il y a quelques jours, du fond de ma vallée, à
présent glacée, j’entendais, toujours dans mon fameux poste, l’oreille accrochée, sans doute pour y déceler le moindre signe ou l’allusion sibylline à tout hypothétique débarquement,
j’entendis le message suivant : « à la fin de la guerre, il y avait en France à peu près 7 millions de paysans », puis celui-ci à un autre moment de la journée, « aujourd’hui
en France il y a à peu près 7 millions de pauvres ». Certes faire le lien est osé et sans fondement de ma part, non c’est juste à cause du chiffre 7, comme l’aurait fait remarqué un vieux du
coin de ma rue. « ...Comme c’est bizarre »*.
Citations extraite d’un dialogue entre Michel Simon et Louis Jouvet dans un film, Drôle de Drame de Marcel Carné
- Oui, vous regardez votre couteau et vous dîtes bizarre,bizarre. Alors je croyais que ...
- Moi, j'ai dit bizarre, bizarre, comme c'est étrange ! Pourquoi aurais je dit bizarre, bizarre ?
- Je vous assure mon cher cousin, que vous avez dit bizarre, bizarre.
- Moi, j'ai dit bizarre, comme c'est bizarre !"
Tiens, il y a des bénévoles dans la police, à lire tout un article sur Rue 89, http://www.rue89.com, bon on savait...y en a toujours eu, seulement sans
qu’on l’officialise, notre président l’a fait, genre le petit indic du quartier, ou du village, « l’appariteur » comme on dit quand on passe devant, avec de la
crainte ou du dégout, ou des deux, ou bien la crainte du dégout, enfin pour dire que tout cela n’est pas reluisant. Ce relent de milice pince un peu et fleure un peu plus ce
nouveau concept de dictature soft, qu’on nous impose peu à peu et dont on a entrevu les fesses sous la robe fendue d’Edvige.
Drôle de monde hypocrite ou son voisin peut devenir un flic bénévole, j’aimais déjà pas çà, le monde des bénévoles, surtout en ces temps de
crise et voilà que je l’aime encore moins....Pour tous les atrabilaires à la mauvaise haleine, les procéduriers par nature, les Dupont la joie qui ne feraient pas de mal à une mouche mais qui,
comme celui là un jour de Kolère me rappela qu’il faisait partie de sections très spéciales y’a longtemps, les bien pensant de tous poils qui n’ont de cesse de s’abreuver d’une bonne dose de
réglementations, les petits fachos ordinaires, les écolos verts de gris, qui n’ont rien à voir avec l’écologie mais s’en font un cache sexe pour cacher leur teub d’extrême droite, enfin ceux qui
à tout prix veulent nous sauver et sont prêts à nous enc...pour çà, voilà pour eux une bonne occasion de se commettre un peu plus...
Et toc encore un PS, après les banques, je suggère qu’on ne laisse plus qui que ce soit s’effondrer dans l’endettement...ya de la thune
apparemment et qui se souvient des grandes envolées lyriques, dans l’hémicycle, la guerre à la misère, le combat contre la pauvreté, un grand plan contre le chômage et pour la bataille de
l’emploi, ou bien le Grenelle de l’environnement, ou bien encore le financement des logements sociaux....allez de l’audace, encore de l’audace, toujours de l’audace...
Ce matin dans ma radio France
Inter ( excellente émission hier soir à 20h05 avec Kathleen Evin « qui recevait Marie Minier pour son livre « Les inséparables »..),
ce matin donc c’était un florilège de paroles niaiseuses. Je fais toujours le lien entre la façon qu’ont de s’exprimer les hommes politiques
français ( à suivre ce jour un article concernant et consternant, d' un homme de l'UMP, prononcé LOUMP en Alsacien donne en traduction lavette.... homme qui ne manquant pas sa
pastille d'iode, met en parrallèle les gitans et les déchets nucléaires actuels...on y revient cette après midi...) et ceux de nos élites aristocratiques d’antan.
Leur manquent juste, perruques, poudres, haut de chausse, chaussures à talon ( encore que) et cannes pour étayer leurs pensées donc, comme çà,
sur un ton qui se veut aussi confiant qu'un oeuf sort à coup sûr du cul de la poule, avec le sens de la formule de celui qui sait, un peu maniérée, enrobée, emberlificotée, annonçant la
catastrophe en déclarant l’inverse, à mi chemin entre le style du langage diplomatique qui lui est un art et le mensonge effronté qui lui est une seconde nature. Jugez en donc par cet exemple
dont j’ai oublié depuis ce matin le malheureux auteur, qu’il aille donc chier derrière les rideaux comme au temps de Versailles, attention : « .... ce qui vient renforcer les
inquiétudes n’est pas un bon signe.... » étonnant non ? comme eut dit Pierre Desproges, et puis celle-ci, en lieu et place du mot « récession » utilisée par l’INSEE ( deux
trimestres en baisse = récession), Christine Lagarde, par exemple utilisa les bons mots de Croissance négative. Un peu comme dit ma banque: "votre compte est haut monsieur...ah bon, je réponds je
tout à coup heureux autant que surpris alors qu'en fait cela signifie qu'il est au troisième sous sol"
....A l'usage des extras terrestres et des mal comprenants et, bien intentionnés, cela va de soit, je suggère la mise sur écoute de l'Elysée et
autres palais et ministères, pour se familiariser avec l'humour politique et financier qui n'a d'égal en importance que son cynisme. Quant aux dernières décisions courageuses, à situation
exceptionnelle, mesure d’exception, la banque Franco Belge, fut donc secourue de façon efficace à grand renfort de billets sortis d’un chapeau, rangé » dans les caisses vides sur lesquelles
frappent sans effet de résonnance, et pour cause, les associations de droit au logement qui, il est vrai ne sont pas dans l’exceptionnel
tant le mal est récurent depuis l’outrecuidance parlementaire de feu l’abbé Pierre qui s'en retourne depuis dans son béret.
De la thune y’en a donc, ce qui eut été ce matin dans leurs déclarations, et ce, bien malgré eux, signe de bon signe, s’ils n’étaient délivrés
en signaux à bras par des manchots ou en langage sémaphorique inventé par des marins qui étaeint sourds et muets, à destination, leur semblent-t-ils d'autant de cerveaux de drogués au coca colà
et au pernaud . ( mélange qui chez d'aucuns au gout discutable et au vote erratique qui s'appelle gasoil, c'est dégueulasse n'en buvez pas)
Le pape arrive…Et c’est au moment où je me pose comme hier toutes ces questions existentielles, où vais-je, ou cours-je, avant de déraper, sans toutefois posséder le même talent, dans
la faconde, que feu Pierre Desproges. Quoi donc, sinon de politique pour justifier de telles pompes, pontificales et républicaines mélangées à quoi bon, si elles ne servent à éclairer ma lanterne
quant à mon avenir qui se réduit à mesure du temps qui passe. Qu’attendre de celui qui lorgne vers Saint Nicolas du Chardonay et les rites en latin et la prière pour la conversion des juifs, et
la tête, alouette, on en a viré des rédactions pour moins que çà. Alors je sens bien que j’en resterai là avec mes interrogations, en suspens quoiqu’il arrive, que ce soient un Dalaï Lama, un
pape, un grand Rabbin ou un Imâm…Fin Août, dans mon village haut gardois, au pied des montagnes, nous avons organisé un grande soirée Bollywood avec repas indien et film et
tout ceci rassemblant une poignée d’amoureux de l’Inde, nous avons poussé l’affaire jusqu’à monter un petit temple dans le vent, cher à la prière de Lanza del Vasto, sans pour
autant verser dans le fétichisme ou je ne sais quoi, juste nous transporter dans nos souvenirs et parfums de ce pays…jusqu’à ce parviennent jusque là et à notre surprise un petit groupe
d’indiens…et eux de faire leurs dévotions et prières devant ce temple improvisé certes mais en tout points respecté dans sa forme…Séquence émotion, mystère pour moi.
Autant que possible, A lire en écoutant le requiem pour un con de Gainsbourg...
Une lame de fond, ou plutôt un tsunami, enfin quelquechose qu'on pressent. Tout se retire subitement, comme une grande dépression. Oui une grande depression, un truc qui te vide en commençant par
les boyaux de la tête, juste précédent une onde suspecte au niveau du ventre et qui te remonte dans les poumons, à te couper le soufle et puis, cette putain de vague apparait devant toi,
immense, énorme, hideuse, belle quand même. Tu peux bien te révolter ou bien lacher prise, c'est du pareil au même, les autres font semblant d'être occuppés ailleurs... Rien, ni personne n'y
échapera, mais surtout pas toi, parce que...aujourd'hui, t'es seul mon gars, elle est là, oui, juste pour toi connard, pour ta gueule d'ahuri . Tu te croyais comme une merde sur une pelle en bois,
oublié de tous et de ton destin, "tout seul peut être mais...peinard, "* ben non, t'avais tout faux, encore plus faux que d'habitude, alors qu'elle était encore loin,cette grosse salope de vague
n'a qu'un but dans sa vie démente, t'écraser, te noyer, t'engloutir tout comme ton passé s'est dissipé dans les brumes de la petite histoire des anecdotes et des anonymes. Tu finiras dans les
brisants, soixante dix tonnes au mètre carré, c'est pas un trou noir c'est juste le trou du cul de l'Histoire. Une bière, et une trois monts, Nom de Dieu.
L’éternité, c’est long, surtout vers la fin, a dit Woody Allen... Quelques fois, j’ai l’impression d’y être dans cette fin, dans ce moment
d’attente interminable, inter...minable. j’écoutais les questions des journalistes à Dominique Voynet, ce matin dans mon poste, toujours les mêmes, politiques, purement politiques ou bien
caricaturales. Je ne me pose pas spécialement en défenseur de Dominique Voynet, je la connais trop peu, et je ne suis pas affilié à une couleur, mais par égard à la position qu’elle occupe, entre
autre, rare, sénatrice « verte », j’imagine encore naïvement, qu’il est possible de poser des questions d’une part ayant vraiment attrait aux thématiques de l’environnement, vue
l’urgence du sujet et d’autre part, de fouiller un peu plus l’argumentaire qui s’érige en simpiternelles mêmes interrogations...du genre heureusement qu’on a du nucléaire en France pour soulager
la facture énergétique de la France, alors que seulement 20% de l’énergie nécessaire est d’origine électrique, la facture pétrolière étant par ailleurs sensiblement comparable entre les états
dits modernes....mais non, le nucléaire nous sauvera...qui donc n’a pas pris la mesure du problème des déchets, de l’échelle du temps qui s’y adjoint, seul traitement jusqu’à présent trouvé, du
problème de leur dissémination, et attendre pour des milliers d’années....ce quiconque n’a pas tout à fait réalisé, le monde qu’on nous prépare...De plus, de mon expérience
personnelle, je peux affirmer que la première pollution due au nucléaire est l’atteinte à la démocratie et à l’information, pour avoir tenté et parfois réussi tout de même à porter un autre point
de vue à l’intention de mes concitoyens, j’ai pu réfléchir à ce qu’il en coûtait à la nation, comme frais de police et de renseignements généraux...Réfléchir, désobéir, je me répète mais ces deux verbes là, sont aussi synonymes de temps en
temps...
...Ils étaient tous là, sous le soleil, les anciens combattants, survivants d’une autre époque, la face « noir et
blanc » des photos de Zuca, ceux des guerres coloniales, et puis le conseil municipal, et puis le tout nouveau conseiller général et le gendarme de service en tenue festive, et puis le garde
champêtre dans sa livrée de policier municipal, et puis nous la foule, les cocos dans un coin, la droite du coin aussi, les curieux, deux ou trois touristes égarés, les enfants habillés « en
dimanche », chapeaux de paille et lunettes noires, parfums et tenues proprettes, tout çà pour égayer la rue... et je suis venu aussi, à la messe
républicaine, « pour voir et pour féliciter »..les derniers.
Cela fait soixante trois ans qu’ils commémorent comme ils disent, d’une voix frémissante à présent. Un chapelet de médailles
sur la poitrine, face à trois ou quatre portes drapeaux, dont « Rhin et Danube du Salavès », il discourait, poursuivant l’Histoire inscrite sur son papier
froissé tremblant dans sa main qui portait comme des stigmates, l’épopée...qui mis fin à la barbarie du nazisme. Il y avait également les portes drapeaux des anciens de « l’Algérie, Maroc,
Tunisie » et je ne pouvais m’empêcher de penser aux massacres perpétués par les français fraîchement libérés du joug de l’oppression, Sétif... Madagascar aussi . La
proximité et la confusion de ces oriflammes ensanglantés pour des raisons directement opposées reflètent toute la complexité du monde et la preuve que le discernement n’est pas une qualité des
mieux partagées. Avant je me refusais toujours de me rendre à ces commémo...puis, depuis 2002 et son avril funeste, et je me suis dit qu’il était ridicule de laisser la place à ceux qui peu à peu
travestissaient l’histoire... Il se tenait là, le vieux combattant cévenol qui s’en alla libérer l’Alsace, appuyé sur sa canne, sous la stèle d’un martyr qui fut tué par
l’occupant dans le village et que son frère depuis a érigée en souvenir. Le maire ceint de sa rutilante écharpe tricolore, annonça une minute de silence, ponctuée du bruit des moteurs des
voitures passantes, du chuchotement des commères et du crin crin de la vieille sono qui n’en peut plus de commémorer... Puis il prit à son tour la parole, pour souligner le bruit dans le silence
souhaité et devant les commémorant qu’il remercia de leur présence, d’une larme exprima son chagrin, à propos de l’injustice d’un procès intenté par un adversaire malheureux aux dernières
élections municipales, ce qui nous priva du pot de l’amitié... On ne badine pas avec l’honneur dans les campagnes...
fleurs et tomates