le monde de philippe
Et j’écoutais ma
radio, ma France Cul, avec amour et volupté et voici qu’on débattait de Lucrèce qu’une directrice de collection imprimait en livre de poche tandis qu’alentour dans ma campagne çà bardait. Y’a pas
d’erreur c’est Lesieur qu’on disait à la pub quand j’étais gamin et pour signifier un nouveau repère à s’enfoncer dans le crâne du con au caddie à tirer sans sommation à travers les rayons. Ce
matin je dirais, y’a pas d’erreur c’est samedi, puisqu’on a sorti cet autre prolongement de la bite qu’est la carabine, la prothèse du zizi qu’est le fusil. Mais que disait donc ce Lucrèce
pendant qu’on tirait autour de ma maison sur les flancs de la montagne qui s’en bat les couilles au plomb de ces hurluberlus ? Voici donc :
La mort
Rien à craindre de la mort. Ce que nous redoutons en elle, c'est de nous voir morts et de sentir après elle des maux inconnus. Mais comme la mort est dissolution de l'âme et de l'esprit, aussi bien que du corps, elle est aussi disparition de toute conscience, de tout souvenir. Elle n'est donc pas à craindre. Ou nous vivons, et alors la mort n'est pas là; ou bien elle est là, et comme nous serons alors entièrement détruits, nous ne saurions même pas nous en apercevoir. Il n'y a pas de survie; il n'y a pas d'au-delà. La mort n'est rien que la séparation des éléments dont nous sommes composés.
...Et qui dans le cas qui m’interpelle au niveau du vécu dans cette ambiance à la Saint Hubert sort ton treillis vert, est aussi la conservation de ces divers éléments dans un endroit frais et clos qu’on appelle un congélateur, où l’on retrouve par ailleurs et quelques fois des bébés. Pan, Pan...réveillé soudainement je replongeais dans mon émission où j’entendais ainsi :
L'homme libéré
L'homme est ainsi libéré de ses terreurs ridicules : la crainte des dieux et la crainte de la mort. Connaissant enfin sa véritable nature, et la véritable nature du monde qui l'entoure, il retrouvera la paix du cœur. Grâce à la connaissance et à la science, il atteindra l'ataraxie et la sagesse.
Pan dans la gueule du marcassin en goguette qui pour son malheur a rencontré celui qui ayant atteint la paix du cœur s’en alla ce matin sous sa casquette orange répandre la bonne nouvelle :
« pour nous la mort n’est rien... » Tiens et que dis tu de cette question l’épicurien : « pour toi celle de l’autre n’est elle rien non plus ? »
A noter la description que fait Lucrèce de l’attitude éperdue de la vache cherchant dans le sol la trace des sabots fourchus de son veau sacrifié et dont le sang surgit chaud et bouillonnant pour le besoin du rite du sacrifice qu’il récuse, tant de l’humain que de l’animal...
Bon, y’a pas que la chasse en ce moment, ya aussi le rallye...
Je déteste cette période ...j'aimerai hiberner jusqu'à fin janvier.