le monde de philippe
C’est curieux cette sensation qui
s’insinue peu à peu après la « lecture audio » ou bien plus commune de textes glanés çà et là, « at random » au gré des pulsions et des sauts de pages et
des renvois comme autant d’invitations à s’enfoncer toujours plus en avant comme s’il y avait d’avant ou bien d’arrière d’ailleurs dans l’infini des proses et des images
jetées pêle-mêle dans le web à l’intention des internautes affamés qui voudront bien s’essayer à
se repaitre dans l’indigeste repas offert comme autant de programmes qu’il y a de clics et de névroses de révoltes et de d’angoisse de réactions et
d’incompréhension d’approximatif et de dramaturgie comme à leurs contraires de thèses à l’appui et de procès en règles et d’indignation bien senties comme
d’invectives de foutriquets et de philosophes à la petite semaine draguant la psychologue de supérette effrayée par tout ce menu fretin côtoyant sans vergogne les plus allumés
et les sages discourant en articles scientifiques et dûment estampillés...
Tout cela me rappelle le début d’un film, l’image s’éloignant de la surface de la terre jusqu’à sortir de l’atmosphère et s’en écarter de plus en plus dans l’espace à mesure que la bande son témoigne dans cet éloignement du brouhaha des conversations terre à terre puis des émissions de radio et de télé puis des voix sorties des grand meetings de l’histoire et remontant dans le temps telle une bande son de tout notre passé brouillant ainsi toute espèce de message intelligible d’une humanité toute aussi perdue que péremptoire et combien vaine dans son intention d’animer le quartier interstellaire à toutes fins pacifiques ou bien le contraire.
Autrement dit une vague inquiétude emplit ma demie neurone par tout ce qui est produit dans cette confusion générale résultante du contigu à l’à peu près n’importe quoi et superfétatoire séparé d’un seul clic gauche d’un quart de poil plus étayé qui ne saurait omettre nonobstant l’affliction de votre serviteur et webnaute à moitié chauve autant qu’hirsute en slip et en chaussons en quête de l’ultime touche poétique...
Et pis te plains pas de tes cheveux, t' as vu le beau turban de fakir que t' as sur la photo ?
Tiens ! je te les donne !
Ecriture diarrhée d'où émerge parfois une fleur écarlate !