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    <title><![CDATA[le monde de philippe]]></title>
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    <description>peut on être poète en politique, la raison entend elle battre son cœur qui pointe au bord des lèvres?</description>

        <language>fr</language>
    
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        <title><![CDATA[le monde de philippe]]></title>
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    <pubDate>Wed, 08 Feb 2012 15:39:06 +0100</pubDate>    <lastBuildDate>Wed, 08 Feb 2012 15:39:06 +0100</lastBuildDate>    <generator>Over-blog.com RSS 2.0 Engine</generator>    <copyright>Copyright 2012 www.lemondedephilippe.com</copyright>            <category>Actualité</category>    <docs>http://www.rssboard.org/rss-specification/</docs>                        
      <item>
        <title><![CDATA[Adam et Rêve]]></title>
        <link>http://www.lemondedephilippe.com/article-adam-et-reve-98865933.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <!--[endif] --><span style="font-size: 16pt; font-family: Arial;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <img src="http://img.over-blog.com/500x375/0/39/62/94/humeur-du-chef/P1010367.JPG" class="CtreTexte" alt="P1010367.JPG" height="375" width="500">
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 16pt; font-family: Arial;">Quand les hommes vivront d’amour, ils apprendront à lire dans les fleurs</span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Wed, 08 Feb 2012 15:34:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">630c19262156511acd6615a42ed56cd8</guid>
                <category>lemondedephilippe</category>        <comments>http://www.lemondedephilippe.com/article-adam-et-reve-98865933-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Les temps changent]]></title>
        <link>http://www.lemondedephilippe.com/article-les-temps-changent-98773797.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <span style="font-size: 18pt;"><img src="http://idata.over-blog.com/0/39/62/94/humeur-du-chef/P1010896.jpg" class="noAlign" alt="P1010896.jpg" height="181" width="320">Avant j'étais un chanteur
    de salle de bain, maintenant je suis un ecrivain de Face Book. Je suis passé de l'anonymat d'un chanteur auteur compositeur, les wc étant dans la salle de bain, j'écris aussi la musique, à la
    servitude volontaire, à savoir que je m'auto fiche. Et ce n'est pas rien de s'auto ficher en ces temps où chacun s'insquiète du secret de sa vie privée jusqu'à la trouver tellement interressante
    qu'elle soit publiée dans les grandes largeurs. S'auto&nbsp; ficher n'est pas s'en foutre ou s'en battre ou bien s'en effrayer, quoique....la somme des propos de peu finissent toujours par faire
    beaucoup, et le citoyen de peu, par mégarde, finirait bientôt par interresser beaucoup&nbsp; de monde, pour un peu qu'ils estiment necessaire de s'interresser un peu à beaucoup de détails ce qui
    serait un peu exagéré au regard de beaucoup d'objections que peu osent se formuler en eux mêmes, espace qui devient beaucoup trop transparent peu à peu.</span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Tue, 07 Feb 2012 11:52:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">ec53506eedbde497000dead14cbb5611</guid>
                <category>lemondedephilippe</category>        <comments>http://www.lemondedephilippe.com/article-les-temps-changent-98773797-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Parfums de campagne]]></title>
        <link>http://www.lemondedephilippe.com/article-parfums-de-campagne-98716919.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: center;">
    <span style="font-size: 16pt; font-family: Arial;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 16pt; font-family: Arial;">Souviens toi frère malchanceux, quand l’odeur trahit ton infortune et qu’irrité, tu en mesuras tous les inconvénients. Il était trop tard.
    C’était fait.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 16pt; font-family: Arial;"><span>&nbsp;</span>Tu avais déjà cartographié en trois dimensions l’ensemble des carrelages, parquets et moquettes comprises et sans doute, le
    hall d’entrée quand tu te félicitais d’y avoir repéré à toute vitesse, tout en glissant sur le marbre, le nom de tes hôtes avant de polluer le tapis de l’ascenseur. D’un coup de patte appuyé,
    dernier geste engendré dans l’inconscience et l’automatisme de ta marche, avec l’habile assurance de celui qui aux boules marque son territoire du bout de sa semelle, esseulé, au milieu des
    invités prolixes et parfumés qui trinquaient dans les bulles, tu basculas, dans le bruit de fond des conversations futiles, de l’innocence d’un vague ennui, à la perception du réel qui t’explosa
    dans le pif.<span>&nbsp;</span> Hé oui, çà n’arrive pas qu’aux autres, tu avais bien marché dedans.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 16pt; font-family: Arial;"><span>&nbsp;</span>Encore incrédule, tu reculas. Et de ce fait, maladroit, tu rajoutas une signature, celle qui atteste que c’était bien de ton
    parcours et de tes détours qu’ils s’agissaient. Personne ne s’en était encore aperçu,<span>&nbsp;</span> mais à vrai dire, tu n’en étais pas sûr, tandis qu’en ton faible intérieur s’épanouissait
    comme à la vue d’un vomi, un sentiment de malaise teinté de révolte comprimée et effervescente.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 16pt; font-family: Arial;">Tu rougis un peu et d’un seul coup, comme à l’exercice, tu refis mentalement toutes tes circonvolutions jusqu’à cette dernière incursion dans la
    vie sociale. Un brin de contrariété&nbsp;: il allait falloir nettoyer sans qu’on te repère. Un rictus nerveux ajouté à tes gestes empruntés pour dissimuler ton inconfort, et te voilà à la merci
    d’un sourire qui t’avait repéré et qui se voulait attentif à quelqu’un d’allure singulière pour échapper aux tête-à-tête en amuse gueule et aux monologues du troisième verre. Oui, toi, oui, c’est
    bien toi qui tentais de te faire oublier avec des gestes bizarres, des cacahuètes plein la bouche, en souriant à la cantonade, comme un benêt juste préoccupé de trouver un endroit peinard pour te
    démerder. Oui, c’est bien vers toi qu’approchait résolu et ravi, le cruel intérêt d’un couple fuyant les ritournelles des potins essorés. Ben non, tu n’allais pas y échapper. C’est justement cela
    que tu appréhendais, la peur d’être ridicule. Si le ridicule ne tue pas, il blesse. Il fait mal à l’amour propre. Quand on est souillé par la merde qu’on a sous les godasses, on tient d’autant
    plus à l’amour propre. Tu étais profondément perturbé, envahi par la crainte de décevoir. Effectivement tiens, çà sentait un peu dans ce coin et ce, quelque soit l’endroit de la pièce où te
    suivirent sans comprendre l’embarras qu’ils provoquaient, ton interlocutrice et son partenaire. Ils sentaient si bon les parfums délicats des gens de la ville quand ils vont en
    soirée.<span>&nbsp;</span> Gênant, c’était la honte à pas chance, mais c’était toujours là, tenace. Chiant à la fin, çà te collait comme une ombre qui déborde des deux côtés, et faudrait bien
    finir par l’avouer mon vieux, tu avais marché dedans et puis c’était quand même un peu ta faute non&nbsp;? <span>&nbsp;</span>Il fallait faire attention. Tu voyais bien que tu n’étais pas à
    l’aise.<span>&nbsp;</span> Cela ressemblait, lorsque tu vins jusqu’ici te perdre dans cette soirée, au sournois sentiment de culpabilité qui remontait à la surface de tes joues qui rougissaient.
    Puis vint la révolte inutile, de quoi&nbsp;? L’auguste crotte, sortie innocente d’un cul rétractée, de ton destin scella le sort imprimé sous un quarante deux infortuné autant qu’à gauche, et te
    poursuivit d’un fumet langoureux jusqu’au troisième étage provoquant telle la théorie du papillon, des battements de sourcils et des renfrognements de nez agacés tandis que l’on parlait des
    prochaines élections.</span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Mon, 06 Feb 2012 16:18:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">4fb307e35cdf41a43eccd6fb85fea32b</guid>
                        <comments>http://www.lemondedephilippe.com/article-parfums-de-campagne-98716919-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[La chronique d'André Blanchemanche]]></title>
        <link>http://www.lemondedephilippe.com/article-la-chronique-d-andre-blanchemanche-98444449.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <span style="font-size: 14pt;"><strong>"Michael Jackson" de Pierric BAILLY (P.O.L.).</strong> Reflets dans un miroir (déformant?) de la jeunesse d'aujourd’hui si proche sans aucun doute de celle
    de cet écrivain qu'est Pierric Bailly. Qui fut, il n'y a pas si longtemps, étudiant en la bonne ville de Montpellier. Qui narre un peu cette vie-là. Qui s'attarde beaucoup plus longuement sur ses
    tentatives d'enracinement dans la "vraie" vie, dont les amours constituent les moments a priori les plus sages, les plus raisonnables. Et c'est bien là où le bât blesse. Le roman offre très
    probablement un reflet proche des réalités que vit la jeunesse de ce début de millénaire. Une jeunesse qui cherche plus à se ranger, à se normaliser qu'à s'épanouir. Comme désabusée déjà. Comme
    privée de souffle. Reste une écriture, un style en gestation. Celle d'un tout jeune écrivain non dénué de talent. Donc à revoir.</span><br>
    &nbsp;<br>
    &nbsp;<br>
    <span style="font-size: 14pt;"><strong>"Carénage" de Sylvain COHER (Actes Sud).</strong> L'obsession de la vitesse. Une fable allégorique, écrite avec talent. Mais le Lecteur ne vibra
    point.</span><br>
    &nbsp;<br>
    &nbsp;<br>
    <span style="font-size: 14pt;"><strong>"La nonne et le brigand" de Frédérique DEGHELT (Actes Sud).</strong> Roman cousu de fil blanc. Les amours d'une femme libre et d'un homme libre. Des amours
    au coeur desquelles interfère un vieil homme si généreux que la femme libre se retrouve nantie de l'usufruit d'une maison des dunes, tout près d'Arcachon. Et, dans la bibliothèque de la maison,
    le journal intime d'une nonne laquelle s'en fut, voilà quelques dizaines d'années, soigner au plein coeur du Brésil des indigènes mal en point. L'Amazone ne charrie pas de l'eau de rose. Le
    roman, lui, s'en imbibe. Avec ce qu'il faut de modernisme pour tenter de séduire le Lecteur. Lequel ne le fut pas.</span><br>
    &nbsp;<br>
    &nbsp;<br>
    <span style="font-size: 14pt;"><strong>"Voyage avec un âne dans les Cévennes" de Robert Louis STEVENSON (10/18). Retrouvailles.</strong> Nouveau voyage en compagnie de l'écrivain écossais et de
    Modestine, l'ânesse. Car il s'agit bel et bien d'une ânesse dont Stevenson fit l'acquisition au Monastier à la veille de son départ. (Et qu'il revendra le lendemain de son arrivée à Saint Jean du
    Gard!). Douze jours non pas de randonnée, mais d'une véritable expédition d'environ cent vingt kilomètres. La découverte non pas tant des paysages que des hommes et des femmes qui, en 1878,
    vivaient dans ces contrées repliées sur elles-mêmes, où les cicatrices des guerres de religion étaient encore visibles. Et c'est bien là la qualité majeure de ce récit de voyage. Un voyage parmi
    les humains, où celui qui l'accomplit "donne du temps au temps". Un voyage à l'opposé des découvertes contemporaines qui sont celles des survols et des clichés accumulés. Le Lecteur, lorsqu'il
    fit valoir ses droits à la retraite, manifesta l'envie de marcher à son tour sur les traces de Stevenson. Peut-être n'est-il pas trop tard pour lui de concrétiser cette envie-là!</span><br>
    <br>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Thu, 02 Feb 2012 14:23:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">313cc8e544f8cee357cf8d25cffa4979</guid>
                <category>La chronique d'André Blanchemanche</category>        <comments>http://www.lemondedephilippe.com/article-la-chronique-d-andre-blanchemanche-98444449-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[CIMADE]]></title>
        <link>http://www.lemondedephilippe.com/article-cimade-97861069.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <br>
    <span style="font-size: 14pt;">Communiqué de presse</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 14pt;">Le jeudi 16 février, la médiathèque Lucie Aubrac et l'association CIMADE vous proposent une soirée projection-débat autour du documentaire Cimetière des vivants
    réalisé par Audrey Hoc pour l'association&nbsp; dans le cadre des Chroniques de Cimade.</span><br>
    <span style="font-size: 14pt;">Ce documentaire s'inscrit dans la continuité des Chroniques de rétention rédigées entre 2008 et 2010 et rendant compte de la réalité des conditions de traitement et
    de vie des étrangers en situation irrégulière en France.</span><br>
    <span style="font-size: 14pt;">Résumé du&nbsp; film :</span><br>
    <span style="font-size: 14pt;">Mr K est enfermé. Il a été arrêté parce qu’il n’avait pas de papiers. Il se trouve dans un centre de rétention à Hendaye.</span><br>
    <span style="font-size: 14pt;">Sarah et Georges, travaillent dans ce centre de rétention d’Hendaye, ils font partie de La Cimade et ce sont les seules personnes qui peuvent écouter et aider Mr K
    dans son quotidien de « retenu ».</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 14pt;">L’objectif pour 2011 en France était l’expulsion de 30 000 sans-papiers.</span><br>
    <span style="font-size: 14pt;">Une politique du chiffre absurde, décryptée à travers l’exemple saisissant de Hendaye, territoire de passage. Des caméras cachées, un décryptage des chiffres, un
    documentaire ubuesque où l’on découvre pour la première fois des images de la rétention en France et où l’on découvre ce que cachent les chiffres des expulsions.</span><br>
    <span style="font-size: 14pt;">Les intervenants e la CIMADE ont voulu dire et montrer ce qui ce cache derrière la rétention car ils sont les seuls témoins extérieurs de la stupeur, de la peur de
    celui ou celle qui n'a rien fait et dont la vie bascule, dans l'attente angoissée d'une issue dramatique.</span><br>
    <span style="font-size: 14pt;">La Cimade est une association créée en 1939. De 1984 à 2009, elle a été la seule ONG présente dans les centres de rétention répartis sur le territoire français. Le
    pouvoir actuel n'a de cesse de transformer l'accompagnement juridique en simple mission d'information des personnes en voie d'expulsion. Il importait donc de laisser une trace de ce difficile
    travail au quotidien afin, comme l'écrivait Daniel Bensaid, pour s'épargner la honte de ne pas avoir essayé, que l'on ne puisse pas dire que l'on ne savait pas. C'est le sujet et le but des ces
    chroniques.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 14pt;">Nous vous invitons à nous réunir pour regarder ce documentaire et en débattre ce jeudi 16 février à 20h30 dans la médiathèque en présence de la réalisatrice et des
    membres de la CIMADE. Entrée libre.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 14pt;">Renseignements : 04.67.73.84.24 ou mediatheque.de.ganges@wanadoo.fr</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 14pt;">L'équipe de la Médiathèque vous remercie de diffuser l'information sur vos supports.</span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Wed, 25 Jan 2012 11:25:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">9313864cc05eb884903b702b31844a14</guid>
                <category>Informez vous et faites passer</category>        <comments>http://www.lemondedephilippe.com/article-cimade-97861069-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Solidaires ?]]></title>
        <link>http://www.lemondedephilippe.com/article-solidaires-97638504.html</link>        <description><![CDATA[<div class="statusUnit">
    <div class="tlTxFe">
      <div id="id_4f1be065cfba38857552753" class="text_exposed_root text_exposed">
        <span style="font-size: 18pt;">Je crois, que le devoir de ces personnes, qui sont pourvues de part le hasard de leur naissance ou bien de leur aptitude à bien se débrouiller dans la vie,
        c'est de se servir de leur intelligence et de leur dons, pour être solidaires des classes, dites" populaires", afin de ne pas les précipiter par effet conjugué d'un mépris réciproque, qui a
        toute l'apparence de la&nbsp; lutte des classes, mais qui <span class="text_exposed_show">n'en est pas une, mais qui est juste l'effet des ignorances de tous envers le sort des plus faibles
        que soi, je crois que c'est de leur devoir urgent, de se montrer solidaires oui , comme j'ai entendu le dire la très intelligente et courageuse Caroline Fourest, (dont le blog est ici en lien
        sur la gauche avec les autres),ce matin dans ma radio de Service Publique, afin de ne pas alimenter l'exode de ces personnes désabusées vers de faux espoirs et les sombres désirs et crimes
        contre la pensée que sont les délires de l'extrême simplification, de ce qu'on appelle l'extrême droite, premier vrai danger pour ceux là mêmes qui s'enhardissent à oser franchir cet étroit
        passage qui sépare la raison du défoulement, d'être solidaires afin de ne pas inciter ceux qui sont au bas de l'échelle de la societé, et qui pourtant ne voient rien d'autre que de secouer
        l’ensemble pour que tout se casse la gueule, en premier lieu sur eux, parce que c'est bien sur eux que tout va se casser la gueule, c'est triste d'assister à cela en se sentant
        impuissant...c'est triste de voir se jouer toujours la même tragédie, au scénario&nbsp; toujours repris, à savoir, que ceux là mêmes qui souffrent, s'infligent le pire des sorts, car c'est
        là, la seule liberté dont ils se sentent capables et autorisés, celle qui peut donner à leur destin, un cours encore plus dur que celui qu'on leur a imposé, par faute politique de l'ensemble
        des partis républicains, car c'est la seule marge de manoeuvre dont ils se sentent capable, ceux qu'on appelle "populaires", comme une vengeance, comme un dépis, comme une mauvaise colère,
        celle, bien aigre&nbsp; qui déchire et qu'on retourne contre soi. A quoi servent tous les livres, à quoi servent tous les films, à quoi servent toutes les pièces, à quoi sert la culture si
        elle reste un trait d'union de l'entre soi, de l'entre bien pensants et bien mis, qui n'est que l'envers d'une autre face destinée à entrenir la dérision des petits présentateurs et faiseurs
        d'opinion aux heures de grande écoute, et se répandre des faux semblants de ceux qui sont censés leur donner réplique, les politiques qui vont jouer au manuel du petit démagoque pour les nuls
        dans les emissions de divertissement,qui portent bien leurs noms, pour épater le reste de la galerie, celle des pauvres scotchés sur leurs écrans plats comme des papillons écrasés sur les
        phares d'une bagnole qui fonce dans la nuit et dont on entend crisser les pneus sur le bitume du parking d'un hypermaché.</span></span>
      </div>
    </div>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Sun, 22 Jan 2012 11:14:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">ade1121cb77a3ab2e1dcdd003d0d0e2b</guid>
                <category>Plans fixes sur les quais</category>        <comments>http://www.lemondedephilippe.com/article-solidaires-97638504-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[La chronique d'André Blanchemanche]]></title>
        <link>http://www.lemondedephilippe.com/article-la-chronique-d-andre-blanchemanche-97239665.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <span style="font-size: 14pt;">L'agglomération de Montpellier inaugurera sa treizième médiathèque à Pérols. Ce qui est fort bien. La lecture publique occupe une place d'exception dans cette
    agglomération. Le Lecteur en témoigne.</span><br>
    <span style="font-size: 14pt;">Ce nouvel équipement portera le nom de Jean Giono. Le choix réjouit le Lecteur.</span><br>
    <span style="font-size: 14pt;">Ce qui le réjouit beaucoup moins, ce qui parvient même à l'irriter, c'est le mot de trop dont fit usage l'auteur de l'article qui annonce l'inauguration dans
    "Harmonie" (mensuel de l'Agglomération, janvier 2012). "Une exposition, Jean Giono ou le cœur de Noé, présentera la vie et l'œuvre du célèbre écrivain provençal."</span><br>
    <span style="font-size: 14pt;">Le recours au cliché réducteur, qui enclot Giono dans le "provençialisme", est plus que superflu. Il fait affront à une œuvre dont il est désormais légitime
    d'affirmer qu'elle atteint à l'universel. En effet, Giono ne s'est jamais refermé sur ses territoires. Ils lui ont simplement servi de cadre pour traiter de problématiques générales. Comme, par
    exemple,dans "Le Grand Troupeau", la seule œuvre majeure consacrée à la première guerre mondiale qui explore d'autres domaines que ceux tranchées et de la souffrance des combattants. Le seul
    roman sur cette effroyable boucherie qui accorde autant de place aux femmes, celles qui se chargèrent, loin du front, du côté de Valensole, d'entretenir la flamme de la vie.</span><br>
    <span style="font-size: 14pt;">Giono, enfant d'immigrés italiens, ne fut provençal (Manosque) que par hasard, mais il fut nécessairement homme.</span><br>
    &nbsp;<br>
    &nbsp;<br>
    <span style="font-size: 14pt;"><strong>"Room" de Emma DONOGHUE (Stock).</strong> Roman sur l'enfance. Roman&nbsp; inaccessible à un Lecteur vieillissant qui point ne comprend le langage
    infantile, fut-il mis au service des plus nobles causes.</span><br>
    &nbsp;<br>
    &nbsp;<br>
    <span style="font-size: 14pt;"><strong>"Mont Blanc" de Fabio VISCOGLIOSI (Stock).</strong> Retour très pudique sur l'effroyable incendie qui, le 24 mars 1999, provoqua la mort de 39 personnes
    dans le tunnel du Mont Blanc. Pas la moindre trace de voyeurisme. Si la colère se perce parfois, elle est toujours contenue. Le père et la mère de Fabio Viscogliosi furent deux des victimes de ce
    drame. L'écrivain referme le tombeau sur deux corps réduits à rien. Le deuil, dans une émouvante sobriété, s'assume sans qu'il soit besoin d'intercesseurs. Les mots suggèrent l'achèvement. La
    vie, quant à elle, continue.</span><br>
    &nbsp;<br>
    &nbsp;<br>
    <span style="font-size: 14pt;"><strong>"La petite chartreuse" de Pierre PEJU (Gallimard).</strong> Retour affectif. Vers un roman qui avait touché le Lecteur voilà bientôt dix ans. L'histoire
    d'un drame ordinaire: l'enfant qui traverse la rue en courant et que percute un véhicule. Le véhicule du libraire, "la bibliothèque vivante qu'il aura été toute sa vie". A travers ce drame, Péju
    décortique les phases ultimes de l'agonie d'un monde. Sans qu'il soit possible d'imaginer une quelconque rémission. L'enfant a survécu à l'accident, mais il (elle!) ne manifeste aucun désir de
    vivre. L'univers du libraire se consume dans un incendie. La mère de la fillette a fui vers les contrées de l'illusoire. Ne reste que le vide. "Tout en bas, de moins en moins distinctes, les
    bêtes noires remuaient leur dos, haussaient leurs épaules difformes dans la mousse argentée du torrent. Et les sales bêtes devenaient de mystérieux volumes, bien fermés sur eux-mêmes." De la
    vraie, de la grande, de la très belle littérature!</span><br>
    <span style="font-size: 14pt;">"Qui saura, dans un avenir pas très lointain, ce que représentaient, pour des gens comme moi, les libraires et les librairies? Ce que signifiait, dans une ville,
    grande ou petite, la présence de ces lieux où l'on pouvait entrer dans l'espoir d'une révélation. Qui se souviendra de la façon paisible dont on pénétrait dans ces antres à l'odeur de papier et
    d'encre? De cette façon de pencher la tête pour déchiffrer un titre nouveau, puis un autre, des noms d'auteurs familiers ou inconnus, afin de glaner des indices et des signes vivants sur les
    couvertures claires?</span><br>
    &nbsp;<br>
    &nbsp;<br>
    <span style="font-size: 14pt;"><strong>"Persécution" de Alessandro PIPERNO (Liana Levi)</strong>. Leo Pontecorvo est le prototype de l'homme auquel tout réussit. Tant sur le plan professionnel
    qu'au niveau de la vie affective et familiale. Jusqu'au jour où un grain de sable s'introduit dans les engrenages de la machinerie. Lorsque, suite à une virulente campagne médiatique, il devient
    tout à coup celui qui a transgressé les codes en vigueur. Lorsque la justice instruit son procès sur la base de dénonciations formulées par une gamine de douze ans. Rien ne peut arrêter le cours
    des choses. Une lente et inexorable descente aux enfers. Dans une Italie où la corruption devient l'obsession des juges. Leo Pontecorvo ne résiste pas. Leo Pontecorvo se replie sur lui-même. Il
    est devenu le coupable idéal. Ses origines juives l'ont-elles préparé à la persécution ou font-elles de lui une victime résignée? La question n'est pas anodine, bien au contraire. Elle renvoie à
    d'autres interrogations, et donc à d'autres drames. Voilà un roman que le Lecteur a parcouru à perdre haleine, une œuvre magistrale qu'il recommande à toutes celles et à tous ceux qui ont encore
    foi en la littérature.</span><br>
    <br>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Mon, 16 Jan 2012 17:15:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">89a87e57311bae05c3d4b1c2f39f3223</guid>
                <category>La chronique d'André Blanchemanche</category>        <comments>http://www.lemondedephilippe.com/article-la-chronique-d-andre-blanchemanche-97239665-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Merdre]]></title>
        <link>http://www.lemondedephilippe.com/article-merdre-96944873.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <span style="font-size: 14pt;">En fait, l'impression qui domine, c'est que tout le monde a l'air de s'en foutre allègrement de ce qu'il est en train d'advenir de la Hongrie, laboratoire du
    résultat de l'exaltation du populisme. Comme si rien de pareil ne pouvait arriver chez nous, où remonte tranquillement l'eau des égouts.&nbsp; Je crains qu'il en soit ainsi, il en est qui ont des
    responsabilités mais qui malheureusement habitent trop haut dans les étages pour sentir ce qui se passe au niveau de la rue.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 14pt;">Un journaliste est mort, tué en Syrie, en exerçant son métier. C'est terrible, d'abord pour lui, puis pour ses proches, pour ceux qu'il filmait et puis aussi pour
    nous. Je compare ceux qui observent pour nous le monde fragile, aux libellules qui survolent les cours d'eau, lorsqu'elles disparaissent, l'eau est devenue putride et ce n'est pas signe de bon
    signe.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 14pt;">J'ai entendu ce matin dans mon poste de radio de service public, qu'en Italie, la mafia était devenue le premier "organisme" prêteur dans ce pays, devant les
    banques, et qu' 'il lui suffirait de&nbsp; 20 ans pour éponger la dette de l'Italie, comme quoi le métier ne manque d'avenir;</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 14pt;">Ben bonne journée...</span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Thu, 12 Jan 2012 10:54:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">aef078e5dbd7263d82c431318b445d1c</guid>
                <category> humeur du chef</category>        <comments>http://www.lemondedephilippe.com/article-merdre-96944873-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Calcul mental et pâté de tête]]></title>
        <link>http://www.lemondedephilippe.com/article-calcul-mental-et-pate-de-tete-96750698.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <span style="font-size: 14pt;">Je la trouve très moyenne la une de Libé de ce jour, le lundi 9 janvier 2012, même pas drôle que c'est..., mais ça,&nbsp; faut reconnaître qu'il est difficile de
    faire rire avec l'extrême droite. Selon cette une, 30% ( de sondés) n'excluraient pas de voter Le Pen.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 14pt;">30%, c'est écrit en très gros sur fond noir et puis les phrases explicatives suivent en titre à la manière des notes d'un contrat d'assurance ou d'une pub&nbsp; un
    peu racolante.&nbsp; Suit un article sur Abbeville, cité sinistrée sur le plan industriel mais en énonçant quelques remarques d'habitants soulignant qu'au moins cela leur aura épargné
    l'immigration,&nbsp; à côté de cela, un éditorial et un autre article plutôt convenus, pas de quoi s'énerver, vaut mieux regarder en le télé chargeant le film de Caroline Fourest et Fiametta
    Venner</span>
  </p>
  <div class="UIImageBlock_Content UIImageBlock_MED_Content fsm fwn fcg">
    <div class="uiAttachmentTitle">
      <span style="font-size: 14pt;"><strong><a rel="nofollow" href="http://wp.me/pjhf5-VJ" target="_blank">Marine Le Pen, l’héritière : revoir le film</a></strong></span>
    </div><span class="caption" style="font-size: 14pt;">carolinefourest.wordpress.com</span>
    <div class="mts uiAttachmentDesc translationEligibleUserAttachmentMessage">
      <span style="font-size: 14pt;">Pour revoir le documentaire qui a tant inquiété Marine Le Pen, réalisé par Caroline Fourest et Fiammetta Venner pour France 2, diffusé le 15 décembre 2011 (Nilaya
      production).</span>
    </div>
  </div>
  <div class="mts uiAttachmentDesc translationEligibleUserAttachmentMessage"></div>
  <div class="mts uiAttachmentDesc translationEligibleUserAttachmentMessage">
    <span style="font-size: 14pt;">saisissant non?&nbsp;</span>
  </div>
  <div class="mts uiAttachmentDesc translationEligibleUserAttachmentMessage">
    <span style="font-size: 14pt;">Bon...puis toujours dans Libé, le sondage en question, sur 2011 adultes représentatifs de la société française, avec la question suivante: " Si le premier tour de
    l'élection présidentielle avait lieu dimanche prochain, pourriez vous voter pour Marine Le Pen ?</span>
  </div>
  <div class="mts uiAttachmentDesc translationEligibleUserAttachmentMessage">
    <span style="font-size: 14pt;">Réponses: Non probablement pas:&nbsp; 12%</span>
  </div>
  <div class="mts uiAttachmentDesc translationEligibleUserAttachmentMessage">
    <span style="font-size: 14pt;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Oui probablement &nbsp; &nbsp; &nbsp;
    &nbsp;&nbsp; : 10 %</span>
  </div>
  <div class="mts uiAttachmentDesc translationEligibleUserAttachmentMessage">
    <span style="font-size: 14pt;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Oui
    certainement&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; :&nbsp; 8%</span>
  </div>
  <div class="mts uiAttachmentDesc translationEligibleUserAttachmentMessage">
    <span style="font-size: 14pt;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Ne se prononcent pas&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; :&nbsp;
    2%</span>
  </div>
  <div class="mts uiAttachmentDesc translationEligibleUserAttachmentMessage">
    <span style="font-size: 14pt;">Résultat pour
    Libé&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; :
    30%</span>
  </div>
  <div class="mts uiAttachmentDesc translationEligibleUserAttachmentMessage">
    <span style="font-size: 14pt;">Pour moi çà
    fait&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;
    :18%</span>
  </div>
  <div class="mts uiAttachmentDesc translationEligibleUserAttachmentMessage"></div>
  <div class="mts uiAttachmentDesc translationEligibleUserAttachmentMessage">
    <span style="font-size: 14pt;">On apréciera le " probablement" et pour vous?</span>
  </div>
  <div class="mts uiAttachmentDesc translationEligibleUserAttachmentMessage"></div>
  <div class="mts uiAttachmentDesc translationEligibleUserAttachmentMessage">
    <span style="font-size: 14pt;">&nbsp;Et c'est déjà beaucoup....en admettant que parmi ceux qui ne se prononcent pas il se cachent d'autres vélléités on arriverait en poussant à 20%...</span>
  </div>
  <div class="mts uiAttachmentDesc translationEligibleUserAttachmentMessage">
    <span style="font-size: 14pt;">&nbsp;Pour moi cette une une pousse à la roue comme pour se faire peur et contribue à alimenter la machine infernale plutôt que de tenter de raisonner....</span>
  </div>
  <div class="mts uiAttachmentDesc translationEligibleUserAttachmentMessage"></div>
  <div class="mts uiAttachmentDesc translationEligibleUserAttachmentMessage">
    <span style="font-size: 14pt;">Bon à côté de çà il y avait quand même de quoi se réjouir dans ce Libé, l'excellent " Morano démission"&nbsp; de Sophia Aram, dans Rebonds page 25...</span>
  </div>
  <div class="mts uiAttachmentDesc translationEligibleUserAttachmentMessage"></div>]]></description>
        <pubDate>Mon, 09 Jan 2012 21:08:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">37fe0deb298a9191631da98b0858edce</guid>
                <category> humeur du chef</category>        <comments>http://www.lemondedephilippe.com/article-calcul-mental-et-pate-de-tete-96750698-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Deux chroniques D'André Blanchemanche et deux...]]></title>
        <link>http://www.lemondedephilippe.com/article-deux-chroniques-d-andre-blanchemanche-et-deux-96614288.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <span style="font-size: 14pt;"><strong>"La gifle" de Christos TSIOKAS (Belfond).</strong> Pourquoi faut-il que les hommes (et les femmes) s'ennuient? Même en Australie. Où il existe également des
    couches sociales moyennement inférieures. Dont les plus éminents représentants baisent. Où il advient que l'on flanque une torgnole à un sale petit merdeux qui n'a même pas atteint à l'âge de
    déraison. Au total, un bouquin sans grand intérêt aux yeux d'un Lecteur qu'indiffèrent les insignifiantes turbulences qui font les délices des appendices de la société de consommation.</span><br>
    &nbsp;<br>
    &nbsp;<br>
    <span style="font-size: 14pt;"><strong>"Mon enfant de Berlin" d'Anne WIAZEMSKY (Gallimard).</strong> La famille Mauriac. Dont Claire, la bientôt maman d'Anne, ambulancière au service de la Croix
    Rouge en cette année où la seconde guerre mondiale atteint à son terme. De Béziers à Berlin, où elle aura pour mission de rapatrier les prisonniers français ainsi que les blessés de guerre. D'où
    sa rencontre avec Yvan, fils de russes blancs désargentés, et négociateur chargé de discuter avec les soviétiques de la libération de ressortissants de chez nous englués dans la nasse. Claire est
    une jeune femme qui porte les stigmates si particuliers propres à une famille bourgeoise et catholique. De temps à autre, elle cherche à s'affranchir d'une tutelle pesante. Ce sont les
    contradictions dont cette femme se dépêtre comme elle peut, dans le contexte d'une époque où rien n'est facile, qu'Anne Wiazemsky dépeint avec intelligence et sensibilité, en préservant les
    indispensables distances entre la biographie pur jus et la création littéraire.</span><br>
    &nbsp;<br>
    &nbsp;<br>
    <span style="font-size: 14pt;"><strong>"Le théorème du jardin" de Christian MAGNAN (AMDS édition).</strong> Le Lecteur en a bavé. Quoi que prétende Christian Magnan, un littéraire de formation
    fort ancienne ne dispose pas des clés essentielles qui ouvrent les portes de la connaissance scientifique. A peine quelques repères qui nécessitent de constants retours en arrière, des
    interrogations formulées sur la machinerie gougueulienne, des errements, des tâtonnements. Le Lecteur n'a-t-il pas, une nuit de pleine lune, pris les vessies pour des lanternes, et Jupiter pour
    Vénus! Ceci précisé pour indiquer que la première partie du livre de Christian Magnan est consacrée aux longs et tortueux cheminements de l'astronomie depuis ce moment où Copernic, selon
    l'expression de Christian Magnan, a "renié la tradition" et osé prétendre que la Terre n'était pas le centre du monde.</span><br>
    <span style="font-size: 14pt;">Le Lecteur a retrouvé toute sa tonicité dans la lente et passionnée découverte de la seconde partie de l'ouvrage. Celle dans laquelle Christian Magnan pose, entre
    autres, la question "la nature est-elle soumise à des lois?". Autant dire: existe-il une force supérieure qui aurait organisé l'immense foutoir dans lequel évoluent étoiles et planètes. Dont
    notre terre sur laquelle nous survivons tant bien que mal. Christian Magnan prend non seulement le contre-pied des cosmologistes, mieux même, il les attaque sur leur propre terrain. "..il est
    raisonnable de penser que la nature n'est pas soumise à des lois antérieures et supérieures au monde. Les lois de la nature ne sont pas surnaturelles. Les lois humaines de la physique ne sont que
    notre grille de lecture, mais certainement pas des commandements divins." Son propos prend alors une autre dimension, porté par un autre souffle, celui de la philosophie. A travers une question
    fondamentale: la science a-t-elle encore un avenir, confrontée qu'elle est aux contraintes des modèles informatiques? La réponse de l'astronome ne souffre d'aucune contestation: "... une chose
    est certaine: si la science persiste dans son productivisme effréné, sa soumission sans analyse critique aux modèles, sa capitulation sans condition devant l'emprise d'un progrès d'ordre
    quantitatif imposé comme nécessaire et présenté dogmatiquement comme source potentielle de découvertes, elle continuera à ne rien trouver et dépérira inéluctablement."</span><br>
    <span style="font-size: 14pt;">Au bout du compte, un ouvrage utile et passionnant. Puisqu'il conduit à regarder le ciel d'une façon beaucoup moins convenue. Puisqu'il lance le débat sur la
    vacuité d'une certaine pensée contemporaine qui réduit la science à l'accompagnement des intérêts particuliers des épiciers. Une pensée stérilisée et aseptisée qui ne concerne pas le seul domaine
    de la science mais qui englobe tous les grands domaines de la recherche, dont la philosophie et la littéraire (plus familière celle-là aux modes d'activités du Lecteur).</span><br>
    &nbsp;<br>
    &nbsp;<br>
    <span style="font-size: 14pt;"><strong>"La forme de la peur" de Giancarlo DE CATALDO et Mimmo RAFELE (Métailié).</strong> La guerre des polices, au pays de la Mafia. Guerre idéologique qui oppose
    les tenants de l'Ordre Ancien et les défenseurs de la Démocratie. Guerre au long de laquelle tous les coups sont permis. Même si, en apparence, on appartient au même monde. Même si on a suivi un
    même cursus. L'Italie post-mussolinienne est décortiquée par un homme qui, a priori, maîtrise ses dossiers. Puisque De Cataldo a appartenu (appartient encore?) à la magistrature. Le tableau qu'il
    brosse est tout bonnement terrifiant.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 14pt;"><strong>"La huppe de Virginia" de Sylvie DURBEC (Jacques Brémond).</strong> Curieuse et passionnante rencontre entre un Lecteur qui s'est éloigné de la poésie et
    une œuvre singulière, une œuvre originale, une œuvre dont la force évocatrice surprend, émeut, bouleverse.</span><br>
    <span style="font-size: 14pt;">"me reste ce mot de monde que l'un utilisait</span><br>
    <span style="font-size: 14pt;">pour dire qu'il avait en lui tous les rêves</span><br>
    <span style="font-size: 14pt;">et l'autre voyageur d'Amérique et de solitudes</span><br>
    <span style="font-size: 14pt;">ainsi l'utilisait et moi qui ne sais pas l'écrire</span><br>
    <span style="font-size: 14pt;">à mon tour</span><br>
    <span style="font-size: 14pt;">c'est plutôt le pain chaud</span><br>
    <span style="font-size: 14pt;">et le renard de Jean Follain..."</span><br>
    <span style="font-size: 14pt;">Les balises posées par Sylvie Durbec. Des repères. Jean Follain, bien entendu. Mais aussi Pessoa. Ou bien encore Paul Celan. Tels des éclairages, plus que des
    parrainages. Puisque Sylvie Durbec vole de ses propres ailes, qu'il ne lui est pas besoin de tuteurs.</span><br>
    <span style="font-size: 14pt;">" la voix chemin de fer où prendre au piège le jeu des mots</span><br>
    <span style="font-size: 14pt;">les mots des sots ceux devenus démons en bouche</span><br>
    <span style="font-size: 14pt;">puis étaler en un grand silence sec la voix sur du pain..."</span><br>
    <span style="font-size: 14pt;">Une voix. Une belle voix. Une voix désentravée. Une voix qui éveille. Une voix qui enchante.</span><br>
    <span style="font-size: 14pt;">"le pain et l'eau une fois ou une autre</span><br>
    <span style="font-size: 14pt;">nous buvons l'eau des presque morts</span><br>
    <span style="font-size: 14pt;">dans la tisane aux feuilles de marbre"</span><br>
    &nbsp;<br>
    &nbsp;<br>
    <span style="font-size: 14pt;"><strong>"La société des égaux" de Pierre ROSANVALLON (Seuil).</strong> Le Lecteur fut réellement passionné par la première (et la plus conséquente) partie de
    l'ouvrage: un remarquable travail universitaire sur l'histoire de deux siècles de débats et de luttes sur l'exigence d'égalité. Fort bien. Et donc fort utile. Le même Lecteur fut beaucoup moins
    convaincu par la seconde partie, celle dans laquelle Rosenvallon esquisse les contours de ce qui pourrait être une nouvelle société des égaux. Est-il possible de créer une telle société dans le
    monde du capitalisme triomphant? Un capitalisme qui est, par essence, à la source des plus flagrantes des inégalités. Un monde dans lequel quelques poignées de potentats (patrons et affairistes
    en tous genres) disposent de tous les leviers de commande? Rosenvallon élude cette question-là, qui est pourtant la question centrale. Il suggère simplement de s'inscrire dans le cadre d'une
    société apaisée, une société qui ignorerait les luttes que se livrent des classes sociales antagoniques. Le Lecteur n'est pas du tout convaincu que ce soit "en termes politiques, juridiques et
    institutionnels qu'il s'agit de concevoir aujourd'hui les modes de l'égalité et de la différence." Car les différences sont telles, elles sont à ce point inscrites dans les relations sociales,
    qu'il ne sera pas d'évolution significative sans le passage, à un moment ou à un autre, par une phase révolutionnaire et libertaire.</span><br>
    &nbsp;<br>
    &nbsp;<br>
    &nbsp;<br>
    <span style="font-size: 14pt;"><strong>"Les harmoniques" de Marcus MALTE (Série Noire/Gallimard)</strong>. Sous-titré "Beau Danube Blues", ce polar est le meilleur du genre que le Lecteur ait
    rencontré depuis belle lurette. Un polar dans lequel il se soit immergé sans la moindre retenue. Un polar qui met en scène un pianiste de jazz et un ancien prof de philo reconverti en indolent
    chauffeur de taxi. Deux amis qui se lancent dans une enquête pour tenter de retrouver les instigateurs de l'assassinat d'une apprentie comédienne d'origine yougoslave (puisqu'elle naquit dans un
    pays qui était encore la Yougoslavie). Leurs recherches vont les conduire jusqu'aux contre-allées des pouvoirs. Du côté de Belgrade, certes, et des génocideurs, lors de cette guerre qui rappela à
    l'Europe que les démons étaient loin d'être exorcisés. Mais aussi du côté de Paris où un certain ministre de l'intérieur entretint d'étranges et sulfureuses liaisons avec les "purificateurs"
    serbes. Son portrait? "C'est un arriviste. Un affairiste. Un menteur, un hypocrite, un égoïste, un manipulateur, un pervers. Méprisant avec les faibles, servile avec les puissants. Il n'a aucun
    scrupule. Aucune morale." Son nom? Dominique Karoly. Celui de son épouse qui vient de le quitter? Célia Valdéron. Bien évidemment, il ne s'agit que de fiction.</span><br>
    &nbsp;<br>
    &nbsp;<br>
    <span style="font-size: 14pt;"><strong>"Cours de danse pour adultes et élèves avancés" de Bohumil HRABAL (Gallimard).</strong> Livre ouvert, et par hasard, le jour où fut annoncée la mort de
    Vlacav Havel. Des retrouvailles. Qui datent de temps lointains, ceux au cours desquels le Lecteur se passionnait pour ce qu'il fut si commun d'appeler le "Printemps de Prague". Le socialisme à
    visage humain. Dubcek. Ce matin si douloureux du 21 août 1968, lorsque la soldatesque soviétique entra dans la capitale de ce qui était encore la Tchécoslovaquie. Lorsqu'il fut mis un terme
    brutal à une aventure qui avait réintroduit un peu de rêve dans le communisme à la mode bureaucratique. Ces années où naquit un cinéma original, foisonnant, désentravé. La nouvelle vague tchèque
    (Chytolova, Passer, Forman, Menzel...).Ces années au cours desquelles émergea une nouvelle littérature, de nouveaux écrivains tchèques. Dont Havel. Dont Hrabal. Les préférences du Lecteur se
    portèrent toujours sur Hrabal. Son incisive drôlerie. Son impertinence. Cette part du surréalisme que l'écrivain assuma. Ce côté baroque qui fut un héritage de la culture tchèque. "Cours de
    danse...", à bientôt cinquante ans de distance, n'a pas pris une ride. La narration en une seule et rebondissante phrase de ce que fut la vie d'un homme qui vécut au cœur de l'Europe en proie aux
    plus terribles errements, confrontée aux rêves les plus insensés, ce roman est un chef d'œuvre. Que les éditions Gallimard ont eu l'excellente idée de republier.</span><br>
    &nbsp;<br>
    <br>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Sun, 08 Jan 2012 17:46:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">c388ba8de38f8bb8aaf8b7fea24e4bcc</guid>
                <category>La chronique d'André Blanchemanche</category>        <comments>http://www.lemondedephilippe.com/article-deux-chroniques-d-andre-blanchemanche-et-deux-96614288-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
  
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